Maison de la Culture du Japon à Paris Du 24 avril au 15 juin 2019
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IMAGERIES TRADITIONNELLES
Très populaire pendant la période Edo, les Ôtsu-e sont des peintures exécutées au pochoir qui étaient vendues aux voyageurs et aux pèlerins qui empruntaient la route reliant Kyôto et Edo, l’actuelle ville de Tokyo. Selon la croyance populaire, l’imagerie d’Ôtsu serait née de la production bouddhique, c’est pourquoi de nombreuses images pieuses représentant des rituels entourant la mort, sont inspirées de l’un des thèmes les plus connus de cette religion, celui des Treize Bouddhas. Peu à peu, les thèmes représentés sont devenus de plus en plus satiriques ou moraux. Se développe ainsi la figure du démon, une créature terrifiante issue des enfers, mais qui dans cette imagerie se travestit en moine, en musicien ou en troupier pour porter un message moral. Grâce à cent vingt œuvres et documents, parfois très rares et très fragiles, dont des statuettes, des livres illustrés anciens ou des peintures, l’exposition vous permet de découvrir cet art populaire assez méconnu en Occident et d’apprécier, par la même occasion, toute sa richesse et sa diversité.
This exhibition is the first organized in Europe on imaging Japanese from the Edo period. With more than 120 documents, you will discover a little-known Otsu-e folk art.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
CHÂTEAU DE VERSAILLES Du 25 novembre au 3 mai 2026
C’est une scène oubliée de l’Histoire : en 1725, quatre chefs amérindiens et la fille d’un chef du Missouri traversent l’Atlantique pour être reçus à la cour de Louis XV. Derrière ce voyage diplomatique extraordinaire, une alliance politique se joue entre la France et les nations autochtones de la vallée du Mississippi, sur fond de rivalités coloniales.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.