Centre Pompidou Du 20 octobre 2021 au 31 janvier 2022
7
Martha Wilson fait partie de ces artistes mystérieuses qui ont choisi de jouer de leur corps et de leur identité pour créer, au risque de s’évincer du commun des mortels. À travers le jeu de rôles, le travestissement et la mise en scène de l'usurpation d'identité de personnalités publiques, l’artiste américaine a fait de sa vie une performance artistique. Au début des années 1970, Martha Wilson s’engage aux côtés de la première génération d’artistes féministes dont Wilke ou Eleanor Antin, produisant une œuvre frontale où le corps, utilisé dans sa fonction visuelle, devient médium artistique à part entière. Ce moyen semble alors idéal pour questionner les représentations sociales du féminin, à une époque où le stéréotype de la femme objet s’intensifiait au rythme effréné de la société consommation. Depuis, l’artiste constitue un moteur artistique crucial dans les différentes batailles culturelles, usant toujours de son corps pour dénoncer dans une ironie mordante et radicale, à l’image de son groupe DISBAND dont les membres ne savent jouer d’aucun instrument, où la vocalité débridée, bruitisme et amateurisme punk déploient une critique satirique du monde de l’art ; ou encore ses performances de stand-up, imitant notamment les épouses des présidents américains. Réunissant plus d’une quarantaine d’œuvres, le Centre Pompidou lui consacre sa première exposition monographique dans une institution française, à ne rater pour rien au monde !
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end