L'exposition "La Grande Réparation" au Pavillon de l'Arsenal
PAVILLON DE L’ARSENAL Jusqu’au 5 mai 2024
5
Le Pavillon de l’Arsenal nous interroge ; une architecture éthique est-elle possible ? À l’heure de l’urgence écologique qui se heurte à la croissance, continuant sa course effrénée, chaque acte de construire, de bâtir ou de démolir devient politique. L’exposition réunit les maquettes, installations, vidéos et dessins d’une vingtaine d’artistes pour mettre en lumière le concept de réparation comme nouvel objectif de l’architecture. Les professionnels de l’urbanisme nous incitent à réfléchir. Et si chacun prenait un peu plus soin de son environnement ? Un chant d’espoir nous est livré. Comme un milliard de petites fourmis, ensemble réparons !
Le saviez-vous ?
Le Pavillon de l’Arsenal est le premier centre européen consacré aux disciplines de l’urbanisme et de l’architecture. Il est construit en 1988 sur les lieux d’une ancienne fabrique de poudre, à laquelle il doit son nom, sous l’impulsion de Jacques Chirac.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.