L'exposition Paysages Fragmentés de Philippe Cognée à la Galerie Templon
GALERIE TEMPLON Jusqu’au 10 mai 2025
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Au fil de toiles à l’esthétique fragmentée, Philippe Cognée déploie une nature en tension, parcourue d’un tumulte silencieux. Les couleurs éclatent et s’étirent dans des reliefs mouvants, la matière semble hésiter entre apparition et disparition. Ces paysages, imprégnés d’une lumière vibrante, rappellent les marines tourmentées de Van Gogh, transposées dans un univers qui se perd entre abstraction et figuration.
L’encaustique, fondue et figée dans l’instant, absorbe la lumière et transforme chaque surface en un territoire incertain. La cire retient les formes tout en les dissolvant, creuse des reliefs, étouffe les perspectives. Dans ces compositions aux couleurs percutantes, les éléments se percutent et se superposent, composant un paysage à la fois dense et insaisissable. Ses tableaux dégagent une réalité croissante, exprimant la relation contrariée entre nature et humanité. La contemplation se charge d’une tension presque éthique, nous laissant osciller entre l’admiration et la prise de conscience. La matière, bousculée, déformée, semble murmurer un récit, heurtant la beauté à l’érosion du monde.
GALERIE TEMPLON
Jusqu’au 10 mai 2025
28 rue du Grenier Saint-Lazare, 75003 - M° Etienne Marcel (4)
Du mardi au samedi 10h-19h, fermé dimanche et lundi
Entrée libre Plus d'informations ici
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.