Exposition Trésors royaux Le luxe retrouvé de Chinon à la Forteresse Royale de Chinon

Forteresse Royale de Chinon
Du 24 mai jusqu’au au 3 novembre 2025

 

3

À Chinon, les pierres ont de la mémoire. Du haut de ses remparts, la forteresse millénaire dévoile une part insoupçonnée de son passé : celui des trésors royaux. C’est ici, au cœur de la vallée de la Vienne, que l’or dormait jadis à l’abri des regards.

Un refuge stratégique pour le Trésor royal d’Henri II Plantagenêt au XIIᵉ siècle, puis cachette fastueuse pour les coffres d’Artus de Boisy, cousin de François Ier, qui lèguera au royaume des cassettes d’or et d’argent dissimulées dans l’une des tours du château. Des siècles plus tard, cette mémoire cachée ressurgit sous une forme inédite. L’exposition déploie ses merveilles dans les logis royaux du XVe siècle, transformés pour l’occasion en autant d’écrins précieux.

Chaque salle incarne un chapitre du luxe royal à travers les âges : festins princiers autour d’une grande table dressée, soins du corps dans une salle de bain transfigurée, trésors religieux et diplomatiques magnifiés dans une mise en scène sensorielle et immersive. Au fil des salles, le visiteur se laisse emporter par un récit scintillant où se croisent les plus grands noms de la monarchie française : Henri II, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV grâce à un partenariat exceptionnel avec le Musée de l’Armée, des pièces rares, armures, céramiques et objets diplomatiques, ressurgissent du passé avec éclat.

L’exposition s’achève dans la Tour de l’Horloge, où sont explorées les routes du luxe et des matériaux précieux, des rivages orientaux jusqu’aux salons royaux. Tapisseries volées, bijoux de pouvoir, objets exhumés d’un autre temps : à travers ces pièces, c’est toute l’histoire d’une monarchie qui s’écrit à nouveau, entre mémoire, faste et fascination.

Cinq pièces à ne pas manquer

Le fusil de Louis XIV
Un chef-d’œuvre d’orfèvrerie baroque, orné de scènes mythologiques gravées et de la célèbre devise du Roi-Soleil : Nec Pluribus Impar. Plus qu’une arme, un manifeste du pouvoir royal.

L’étui à arc de Louis XV
Offert par l’ambassadeur ottoman en 1742, ce précieux étui prélevé dans le trésor du palais de Topkapi symbolise le dialogue diplomatique entre deux empires.

Le colletin de Louis XIII
Pièce unique dédiée à la gloire du souverain, où le roi reçoit l’hommage allégorique des quatre continents, ciselé dans un décor héroïque à la manière d’Hercule.

La demi-armure d’Henri II
Une armure noire et argent, aussi souple qu’esthétique, portée par le roi en personne. Sa silhouette et sa livrée en attestent, tout comme un portrait officiel en miroir.

Le Verre dit de Charlemagne
Un gobelet syrien du XIIIᵉ siècle devenu calice, transformé en relique impériale à la faveur d’une légende tenace. Son voyage raconte à lui seul l’odyssée des objets de pouvoir.

Forteresse royale de Chinon
Du 24 mai jusqu’au au 3 novembre 2025


Vous aimerez aussi…

Historial-Peronne-Salle-1914-1916-©Benjamin-Mondon-scaled
  • Incontournable

110 ans de la bataille de la Somme : les objets de la bataille

Historial de la Grande Guerre
Du 28 juin au 6 décembre 2026

Une mandoline fabriquée à mains nues par un soldat dans une tranchée. Des lettres, des médailles, des outils de fortune, des traces de soin et de deuil.

5E49721_2000x2000-522x763-1
  • Photo
  • Découverte

Roubaix célèbre la photo !

LA PISCINE DE ROUBAIX
Du 6 juin au 6 septembre 2026

L'ancienne piscine art déco devenue musée est connue pour ses tableaux et ses sculptures. Plus rarement pour son fonds photographique, qui dépasse pourtant le siècle.

05_01___20127701123NUC4A meaux (1)
  • Découverte

Sacrée Cathédrale ! Un monument fête ses 850 ans

Musée Bossuet - Cité Épiscopale
Du 6 juin au 6 décembre 2026

Il y a huit cent cinquante ans, les premiers blocs de calcaire étaient posés dans ce qui allait devenir la cathédrale Saint-Étienne de Meaux.

The Blue One
  • Contemporain
  • Découverte

Tursic & Mille font dissonance au Carré d'Art

Carré d'art - Musée d'art contemporain
Du 25 avril au 11 octobre 2026

Au Carré d'Art, Ida Tursic et Wilfried Mille explore une peinture mise sous tension par la prolifération des images