Biennale de Lyon 2026 : l’art s’invite jusque dans les passages secrets de la ville

BIENNALE DE LYON
Du 19 septembre au 13 décembre 2026

Une ancienne usine de locomotives, un musée exceptionnellement rouvert, des traboules où s’aventurer… Pour sa 18e édition, la Biennale d’art contemporain de Lyon nous entraîne bien au-delà des salles d’exposition. Un voyage à travers les œuvres et la ville, avec une invitation : « Passer d’un rêve à l’autre ».

 

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À Lyon, une porte peut cacher toute une traversée. On entre dans un immeuble, on découvre une cour, on emprunte un escalier et l’on ressort dans une autre rue. Ces passages, les célèbres traboules, ont inspiré la commissaire Catherine Nichols pour imaginer cette nouvelle Biennale. À notre tour de nous laisser surprendre : l’art investit les musées, se glisse dans les interstices de la ville et nous conduit jusqu’à ses anciennes terres industrielles.

Aux Grandes Locos, le changement d’échelle est spectaculaire. Dans cette halle de 10 000 m² autrefois vouée à l’entretien des locomotives, la création contemporaine prend ses aises avec des œuvres monumentales. Autre étape particulièrement attendue : le musée des Tissus et des Arts décoratifs, fermé pour travaux, rouvre exceptionnellement ses portes à l’occasion de la manifestation. Avec le macLYON, ces lieux constituent les trois grands points d’ancrage d’un parcours qui se prolonge notamment dans les traboules des pentes de la Croix-Rousse et le jardin du musée des Beaux-Arts. De quoi redécouvrir Lyon, même lorsqu’on croit la connaître par cœur.

Mais que raconte cette traversée ? Sous son titre rêveur, la Biennale pose une question très concrète : à quoi accordons-nous de la valeur ? À ce que nous possédons, à ce que nous fabriquons, au temps que nous passons ensemble ? Inspirée par les « principes d’économie poétique » de l’artiste Robert Filliou, elle s’intéresse au travail, aux échanges, aux matières et aux gestes qui font tenir nos vies.

Parmi les artistes invités, Archana Hande explore ainsi les liens entre traditions artisanales, production industrielle et technologies numériques. À travers ses installations, sculptures et vidéos, les matériaux racontent aussi les vies de celles et ceux qui les travaillent. Cette édition offre également une place particulière aux scènes australienne et néo-zélandaise, encore trop peu connues en France.

Et puisque le temps partagé a lui aussi sa valeur, chacun des trois lieux principaux accueille La Fête Permanente. Des canapés et fauteuils d’occasion invitent à s’installer, au fil de conversations, de performances et de diffusions radiophoniques ou vidéo. On pourra y faire halte, écouter, échanger. Entre deux découvertes, la Biennale nous réserve aussi ce plaisir tout simple : avoir une place où rester.

18e Biennale de Lyon – Art contemporain
Passer d’un rêve à l’autre
Du 19 septembre au 13 décembre 2026
Lieux : Les Grandes Locos à La Mulatière, macLYON, musée des Tissus et des Arts décoratifs.
Horaires : du mardi au vendredi, de 11 h à 18 h ; samedi et dimanche, de 10 h à 19 h. Fermeture le lundi. Du 20 au 30 octobre et les 1er et 11 novembre : de 10 h à 19 h.
Nocturnes aux Grandes Locos : jusqu’à 21 h 30 les 9 octobre, 13 novembre et 11 décembre.


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