Pop Art

Jusqu'au 21 janvier 2018 -
Musée Maillol //

 

6

Icons that matter

Impossible de passer à côté de ce mouvement artistique majeur, qui excite les foules depuis le début des années 60 : le Pop Art. On ne connaît que lui et il semble mettre tout le monde d’accord. En effet, les artistes à l’origine de ce mouvement sont rapidement devenus des superstars. Qui ne connaît pas les noms d’Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou de Jasper Johns ? A la fin des années 50, ces artistes ont bouleversé les paysages artistiques britannique et américain, dans un contexte de forte croissance économique, se substituant à de sombres années de guerre mondiale.

Dès ses débuts, le Pop Art pointe du doigt les excès de la société de consommation naissante. On assiste à la désacralisation de l’œuvre d’art puisque, moquant les techniques traditionnelles, les artistes s’inspirent d’objets du quotidien et font entrer le genre populaire au musée. Avec le hard-edge (aplats de couleurs vives, uniformes), l’introduction de la BD dans les toiles ou encore la diffusion massive des œuvres, le Pop Art réaffirme sa croyance en la puissance de l’image. Par exemple, les célèbres portraits de Warhol dépeignent non sans ironie l’« American way of life » au profit d’un art populaire, qui parle à tous et concerne chacun.

Mais avons-nous vraiment fait le tour du Pop Art ? Bien sûr que non ! Cette exposition nous présente des pièces rarement – voire jamais – présentées en France, rendant hommage aux figures emblématiques du courant, mais aussi d’artistes moins connus grâce à un prêt unique du Whitney Museum of American Art. On retrouve avec bonheur des toiles de Roy Lichtenstein, des sérigraphies de Jasper Johns, le célèbre « Love » en aluminium de Richard Indiana ou encore une curieuse sculpture représentant des frites au ketchup géantes par Claes Oldenburg. Voilà un art qui n’a pas fini de nous surprendre.

In the early 60s, Pop Art disrupted the Occidental art norms. Artists began to criticize the American dream, consumer society and sacralization of art, basing their work upon dailylife objects.

Musée Maillol
Du 22 septembre 2017 au 21 janvier 2018
61 rue de Grenelle, 75007 – M° Rue du Bac (12)
Tlj. de 10h30 à 18h30 – Nocturne le ven. jusqu’à 21h30
Tarif : 13 € - Tarif réduit : 11 €
Accessible aux personnes à mobilité réduite


Vous aimerez aussi…

VANDONGEN_Bouquet_cadre
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Kees Van Dongen, Solo Show, à la Galerie Hélène Bailly

GALERIE HÉLÈNE BAILLY
Du 24 mars au 31 mai 2026

Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.