Cloître et église des Billettes Du 19 février au 2 mars 2018
Du 19 février au 2 mars 2018 - Cloître des Billettes //
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Le Baroque revisité
Le Baroque est omniprésent dans l’œuvre de Nathalie Jacquounain. Qu’il s’agisse des lieux dans lesquels elle est exposée, ou bien de l’esthétique-même de son travail. La surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension palpable, l'exagération du mouvement, l’exubérance, la grandeur dans tous ses états et le contraste, tout y est. Elle a tendance à excessivement transformer la réalité, mais toujours avec poésie. Sa peinture, non sans rappeler celle du grand Salvador Dalí, laisse paraître des silhouettes (humaines ou non) qui, grâce à un jeu de formes et de couleurs instituent un dialogue manifeste. Les figures emblématiques de la mythologie grecque sont, elles aussi, ubiquistes dans l’œuvre de Nathalie Jacquounain. Ainsi l’on peut retrouver un Narcisse et son miroir déformant au milieu d’une atmosphère définitivement olympienne. Un vent divin souffle sur les différentes toiles de l’exposition, mettant en abyme l’atmosphère mystique qui se dégage du lieu. Véritable écrin de pierre, le cloître offre une scénographie bien à la hauteur des œuvres.
Baroque is everywhere in Nathalie Jacquounain's work.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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