Hôtel départemental des Arts Du 13 juillet au 18 novembre 2018
Jusqu'au 18 novembre 2018 - Hôtel départemental des Arts du Var //
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Joana Vasconcelos fait partie de ces artistes qui créent des vulves en crochet ou des sculptures géantes en tampons hygiéniques. Le message est clair : la femme et sa place dans la société sont au cœur de son travail. Interrogeant le féminin par le biais d’objets du quotidien en tout genre ou d’artisanat portugais – carreaux, céramiques, tissu, broderie, crochet –, elle nous confronte à des œuvres monumentales aussi colorées que perturbantes. Dans cette même veine, les travaux qu’elle expose cet été à Toulon font partie de sa série « Valquíria », comprenez Walkyrie, qui conquièrent progressivement différents musées, à commencer par le Danemark en 2016. Ces créatures textiles proliférantes envahissent l’espace par leurs couleurs et leurs matières, s’imposant comme de terribles guerrières. L’artiste fut d’ailleurs refusée en 2012 à Versailles à cause de ces figures farouches et combattantes inspirées de la mythologie nordique, qui rivalisaient avec les tableaux de nos valeureux généraux. « Joana Vasconcelos, une femme un peu trop libre pour la cour du Roi-Soleil » écrivait-on dans Le Monde cette même année. Finalement, elle s’impose ici, indéniablement.
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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