Le CentQuatre Du 13 octobre 2018 au 6 janvier 2019
Du 13 octobre 2018 au 6 janvier 2019 - Le Centquatre -Paris //
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La maison d’arrêt de la Santé est une institution parisienne. Ce bâtiment érigé en 1867, dans le 14ème arrondissement de Paris, avait bien besoin d’une cure de jouvence. Pendant les travaux et la démolition partielle commencés en 2015 pour rénover la dernière prison parisienne en activité, le photographe Mathieu Pernot a immortalisé les derniers instants de la bâtisse originelle. Presque comme un archéologue, il a voulu réunir des témoignages visuels des traces laissées par les détenus, notamment sur les murs des cellules vides. Ces clichés de la prison vide redonnent une voix à ceux qui sont mis à l’écart de la société et qu’on veut rendre invisibles. La question de l’enfermement est traitée explicitement à travers ces photographies parfois frontales, parfois pudiques, mais jamais dénuées d’humanité. C’est en effet un projet extrêmement humain que le photographe, déjà récompensé par des prix photographiques prestigieux (prix Nadar et Niepce, 2013 et 2014), a eu à cœur d’entreprendre. Ce projet photographique est aujourd’hui plus qu’essentiel au dialogue social, et risque bien de vous donner l’envie de (re)lire l’ouvrage Surveiller et punir du philosophe Michel Foucault.
Mathieu Pernot’s new project aims at giving a voice to French prisoners at the occasion of the rebuilding of the last functioning prison in Paris.
Il se tient dans une rue du centre de Paris. Il parle aux enfants. Et pourtant, il est immense. Qui d’autre réunit trente figures majeures de l’art urbain pour un anniversaire ? Qui mobilise 100…
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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