Des hommes et des femmes artistes considérés comme des prince.sse.s dans leur propre ville. Dans l’ambiance des gratte-ciels et cahutes, entre urgence et patience, les mégalopoles de Dacca, Lagos, Manille, Mexico et Téhéran ont en commun un tissu de contradictions, à l’image du trafic routier saturé qui coexiste avec les réseaux numériques censés fonctionner avec fluidité. C’est de cette évidence que les artistes de ces archi-villes deviennent des flâneurs du XXIe siècle, en apportant leurs réponses au milieu urbain trop souvent fonctionnel et standardisé. Cinéastes, graffeurs, peintres, tatoueurs, street-artistes, stylistes, tous vont vous faire voyager dans l’ambiance de ces villes monstres à la singularité culturelle, politique et sociale, souvent menacée par le numérique. Prenez les rickshaws de Dacca au Bangladesh par exemple, leur image fait partie du folklore de la ville et de la peinture artisanale, mais désormais elles ne sont plus que des impressions numériques sur papier au profit de berlines de l’entreprise de transport Uber. Les artistes de ces villes désenchantées cherchent ici à documenter une mémoire qui vacille.
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The artists of megalopolis are the strollers of the XXIst century, and seek to document a memory that falters.
personnes en situation de handicap & leur accompagnateur
Accès
Métro
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.