Valenciennes - Charles Carpeaux

Musée des Beaux-Arts de Valenciennes
Jusqu'au 12 janvier 2020

L'Indochine révélée

Si l’Histoire de l’art a marqué d’une pierre blanche les œuvres délicates et puissantes du sculpteur valenciennois Jean-Baptiste Carpeaux, sculpteur officiel de Napoléon III, véritable icône dans la France du Second Empire, peu de gens connaissent en revanche le destin original de son fils Charles, photographe de génie, mort prématurément à 34 ans à peine. Sa passion ? L’archéologie. Mais loin de se contenter des ruines d’Europe, Charles se rendra au Cambodge ou au Vietnam – nous sommes au début du XXe siècle – pour découvrir et révéler au monde entier les vestiges d’une Indochine rêvée. Formé aux techniques de moulages dans l’atelier de son père – disparu quand il avait à peine 5 ans – , Charles part en exploration pour le Baion d’Angkor. C’est durant ce séjour, parcourant avec l’enthousiasme et la fougue de la jeunesse des sites extraordinaires comme l’ancien royaume du Champa, qu’il constituera des témoignages photographiques inestimables sur cette Asie fantasmée du début du XXe siècle. Un sujet d’exposition totalement inédit, magnifiquement mis en regard de pièces remarquables qui révèlent l’originalité de l’art Khmer, des trésors prêtés par le musée national des Arts asiatiques-Guimet de Paris. Une incroyable invitation au voyage.

 

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Carpeaux, de père en fils

Le musée des Beaux-Arts de Valenciennes détient une collection unique au monde d’œuvres de Jean-Baptiste Carpeaux, magnifiquement mises en scène sur la « place Carpeaux », superbe rotonde lovée sous la verrière du palais des beaux-arts qui sert d’écrin au musée. On y découvre non seulement ses œuvres sculptées mais aussi un incroyable corpus de dessins et d’esquisses qui lèvent le voile de manière inédite sur le processus créatif de l'artiste depuis sa première idée jusqu'aux œuvres définitives. Car Jean-Baptiste Carpeaux ne quittait jamais son carnet, prenant des notes à tout instant pour fixer au plus juste un mouvement, saisir une attitude, une expression, ce qui fera de lui un remarquable chroniqueur de la vie quotidienne, sociale et politique de son temps, l'un des plus importants sculpteurs du règne de Napoléon III.

Né à Valenciennes en 1827, dans une famille modeste, Jean-Baptiste Carpeaux est parti à Paris dès son 15e anniversaire, avec le désir de faire une carrière de sculpteur. Admis à l'école des Beaux-Arts en 1844, il remportera le Premier Grand Prix de Rome en 1854.

Ne ratez pas lors de votre visite son Ugolin, une statue unanimement louée à Rome, absolument novatrice en son temps. L’artiste nous livre une vision intime de la tragédie, dans une interprétation puissante et douloureuse, qui déplaira fortement à la critique officielle de Paris. L’œuvre originale en plâtre a été donnée au musée par Carpeaux lui-même en 1863.

 

MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE VALENCIENNES
Jusqu’au 12 janvier 2020
Boulevard Watteau, 59300 Valenciennes


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