Comment raconter la culture et la faire survivre ? C’est la question que pose la nouvelle exposition Tierradentro au DrawingLab. Du nom du site archéologique éponyme situé dans la vallée du Cauca en Colombie, pays d’origine de l’artiste Daniel Otero Torres, l’exposition se présente comme une œuvre in situ. L’artiste colombien utilise la structure du DrawingLab pour y fondre ses installations. À la manière des tombeaux dissimulés de Tierradentro, l’artiste propose une réinterprétation des chambres funéraires préhispaniques en articulant son exposition autour de trois tombeaux, dans un parcours peuplé de sculptures de chiens. Une manière pour l’artiste de célébrer et interroger le lien de l’Homme à l’autre, à la nature, à l’animal mais aussi à son passé. Un passé célébré par le dessin que l’artiste expérimente sur plusieurs supports : papier, inox, aluminium et céramique, accompagné de photographies, offrant un regard neuf sur ces anciennes civilisations. L’artiste colombien dessine sur des vases en céramique des frises mettant en scène des légendes précolombiennes, étrusques et mésopotamiennes, qu’il mêle à des technologies actuelles comme la représentation de l’ADN humain. Une manière de rappeler l’essence des civilisations antiques et la possibilité de les conserver en les intégrant à la modernité
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
CENTRE CULTUREL COREEN Du 24 octobre 2025 au 29 août 2026
Bleu, rouge, jaune, blanc, noir : cinq battements pour un même souffle. En Corée, la couleur n’orne pas, elle oriente, comme une mémoire, un rituel, une énergie.