Nos images de l'exposition Ron Mueck à la Fondation Cartier, le maître de l'hyperréalisme de chair et d'os
Fondation Cartier pour l'art contemporain Du 8 juin au 5 novembre 2023
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Âmes sensibles s’abstenir ! Le maître de l’hyperréalisme Ron Mueck signe son grand retour dans la capitale avec cette exposition déconcertante articulée autour d’une petite sélection d’œuvres inédites en France, dont certaines créées spécialement pour l’occasion.
Accueillis par le spectaculaire Mass, un enchevêtrement chaotique de cent crânes d’une blancheur immaculée formant dans la lumière du jour un écrasant memento mori funèbre, nous voilà bientôt pris au piège de cette installation macabre XXL qui semble se refermer sur nous.
Face à la mort, le sculpteur australien n’oublie pourtant pas de célébrer la vie. Nous faisons ainsi rapidement la connaissance de pièces monumentales d’une précision chirurgicale à l’image de ce nouveau-né surdimensionné étendu sur le sol. Avec sa peau fripée et ses cheveux collés, l’œuvre délicieusement cruelle de Ron Mueck n’épargne aucun détail aux yeux du public. Pour la première fois de sa carrière, l’artiste, ancien marionnettiste du Muppet Show, ose cependant ici exposer une pièce inachevée. Une scène figurative d’une grande expressivité, modelée à l’argile rouge où l’on devine encore quelques traces de doigts, assumant pour de bon la plus parfaite forme d’imperfection.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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