Biennale Némo 2023 au CentQuatre Paris : nos images de l'exposition immersive "Je est un autre ?"

Le CentQuatre
Du 30 septembre 2023 au 7 janvier 2024

 

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Si « Je est un autre », qui suis-je réellement ? La Biennale Némo part d’une citation d’Arthur Rimbaud pour rejoindre la figure de Christopher Nolan, sacré maître du temps par la grande famille du cinéma, et interroger nos personnalités multiples à l’ère du numérique et des identités factices. Après avoir exploré les forces du hasard ou le remplacement des hommes par les machines, la manifestation nous plonge ici dans un nouveau questionnement existentiel entre songe et réalité : qu’apportent les arts numériques, les sciences et les technologies à la démultiplication des alias à l’heure d’Internet, des réseaux sociaux, de la robotique ou de l’intelligence artificielle ? Vaste question à laquelle un groupe d’artistes, de musiciens et de plasticiens tente de répondre à grand renfort d’illusions d’optique et d’expériences interactives. Entre les univers parallèles, deepfakes et autres chimères, le photographe britannique Robbie Cooper traque ainsi à travers le globe les vrai alter-ego qui se cachent derrière les personnages de célèbres jeux en ligne, tandis que Donatien Aubert compose des œuvres hybrides en réalité virtuelle grandement inspirées par la cybernétique. Une expérience en soi qui devrait changer notre regard sur le monde et sur nous-mêmes.

 

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La Biennale Némo nous propose une véritable déambulation au cœur du CentQuatre dans des univers hypnotiques, et nous interroge sur la puissance des nouvelles technologies aussi aliénantes que libératrices. Chaque salle nous offre un voyage unique et une approche singulière du numérique. Les oeuvres exposées ici nous questionnent comme ce troupeau de moutons aux figures téléphoniques qui dénonce l’emprise du digital sur l’humain ou encore L’exoform, la première œuvre d’art spatiale. L'oeuvre Ataraxie, mise au point par Maxime Houot se révèle particulièrement marquante par son immersion: nous sommes plongés dans une obscurité totale où seul un jeu de lumières nous captive. Pendant 15 minutes, nous sommes face à une danse de faisceaux rouges qui devient de plus en plus frénétique dans une ambiance sonore frissonnante. Si les artistes posent ici des hypothèses quant à l’évolution du numérique et ses conséquences, un pessimisme général en ressort et un retour en arrière semble être souhaité. Une expérience fascinante qui nous bouscule dans nos certitudes.


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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.