Exposition Eglé Budvytyté au Frac Ile-de-France : de sang chaud et de terre
FRAC Ile-de-France Jusqu'au 23 février 2025
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Du sang chaud et de la terre... Sombre promesse que nous fait l’artiste lituanienne Eglė Budvytytė. Pour sa première exposition personnelle en France, la vidéaste nous propose une traversée des paysages de son enfance. D’une rive à l’autre, des méandres des rivières aux carrières de calcaire, la plasticienne tisse un lien insoupçonné entre la fertilité d’un sol et la porosité de la peau de ses acteurs dont le corps incarne la membrane vivante de tout leur être. Prisonnière d’un cocon de terre ocre, l’exposition s’apprivoise dès lors comme un vaste chantier archéologique. Entre fresque onirique et tableau documentaire, Eglė Budvytytė fouille la mémoire des sols et des corps, les reliant dans une danse fragile et viscérale. L’artiste déterre des histoires, exhume des artefacts abordant les thèmes du rituel, de la terre et de la mort avec pudeur et spiritualité.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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