Exposition Femmes sur une idée de Pharrell Williams à la Galerie Perrotin
GALERIE PERROTIN Du 20 mars au 19 avril 2025
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Un battement, une impulsion, une première vibration qui ouvre l’espace. Pharrell Williams ne conçoit pas une exposition, il compose un morceau, une polyphonie qui convoque quarante artistes à jouer ensemble, sans hiérarchie, sans partition figée. Une silhouette capturée par Zanele Muholi, dont les portraits en noir et blanc résonnent comme une ligne de basse profonde. Puis, une autre tonalité s’ajoute : Joana Choumali, qui brode directement sur ses photographies, superpose ici des fils aux souvenirs, comme une voix qui s’élève en écho au passé. Le rythme s’intensifie. Les collages éclatés de Mickalene Thomas explosent comme un riff visuel qui déconstruit et recompose l’identité. Plus loin, Gaëlle Choisne pose un contrepoint engagé, une dissonance nécessaire, entre mémoire et réparation. Dans cet espace conçu comme une partition vivante, la peinture, la photographie, la sculpture et le textile s’entrechoquent.Les installations de Kapwani Kiwanga et Naomi Lulendo viennent enrichir l’harmonie, interrogeant l’histoire des formes dans un tempo en mouvement. Pharrell Williams n’est pas le chef d’orchestre, il est l’impulsion. Il laisse les œuvres s’accorder, se superposer, trouver leur propre cadence. Il imagine un espace qui vibre, un lieu où l’art ne s’expose pas mais se joue. Il n’y a pas de début, pas de fin. Juste une pulsation collective, une mélodie qui continue, bien après la dernière note.
GALERIE PERROTIN Du 20 mars au 19 avril 2025
76 rue de Turenne, 75003 - M° Saint- Paul (1)
Du mar. au sam. 10h-18h, fermé dim. et lun.
Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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