Le TOP de la dernière chance : les expositions à ne pas manquer à Paris
Elles ferment leurs portes dans les semaines qui viennent. Treize expositions à rattraper à Paris et en Île-de-France, de la presse underground des années 70 à la BnF aux archives Versace du musée Maillol, en passant par Marie-Antoinette au château de Fontainebleau.
UNDERGROUND ! LA PRESSE ALTERNATIVE DES ANNÉES 70 À LA BnF

Ces journaux n'étaient pas faits pour durer : tirés à quelques milliers, composés à la colle et au cutter, lus puis jetés. La BnF en a gardé les piles et les sort de ses réserves, maquettes bricolées, titres tremblés, colères imprimées à la main. On vient voir des documents, on repart en ayant vu du graphisme, et une époque qui tenait sur du papier journal.
BnF FRANÇOIS-MITTERRAND
Jusqu’au 18 octobre 2026
LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR À LA MAISON CAILLEBOTTE

De Monet aux contemporains, le jardin cesse d'être un fond aimable pour devenir un sujet qui résiste. La propriété de Caillebotte prête ses arbres et sa lumière à des oeuvres qui parlent de dépendance, de soin et d'effondrement. Le parcours se poursuit dehors, et c'est là que l'exposition devient franchement troublante.
MAISON CAILLEBOTTE
Jusqu’au 18 octobre 2026
TISSER, BRODER, SUBLIMER AU PALAIS GALLIERA

Avant la silhouette, il y a le geste : filer, tisser, broder, plisser. Galliera remonte à la main qui fabrique et donne la vedette aux ateliers plutôt qu'aux griffes, du col en point de Venise de 1902 au bustier Schiaparelli de Daniel Roseberry. Les photographies de François Kollar rappellent que cette virtuosité fut d'abord un travail.
PALAIS GALLIERA
Jusqu’au 18 octobre 2026
JEAN DUBUFFET À LA FONDATION DUBUFFET

Rue de Sèvres, l'hôtel particulier où Dubuffet avait installé sa fondation reste le meilleur endroit pour le comprendre : peu de salles, des œuvres choisies, aucune mise en scène. On y voit la pâte, les matériaux de rebut, les figures mal élevées qui ont fait scandale. Un lieu discret que les Parisiens oublient de visiter.
FONDATION DUBUFFET
Jusqu’au 24 octobre 2026
LE CHANTIER INVISIBLE À LA FONDATION JÉRÔME SEYDOUX-PATHÉ

Un film commence avant le tournage et ne s'arrête pas au montage : repérages, maquettes, trucages, retouches, tout un artisanat que le spectateur n'est pas censé voir. La fondation ouvre ses archives et expose ce travail souterrain, de L'Amant à Stalingrad. On ressort en regardant les films autrement, et c'est le meilleur service qu'une exposition puisse rendre.
FONDATION JÉRÔME SEYDOUX-PATHÉ
Jusqu’au 31 octobre 2026
GIANNI VERSACE, RÉTROSPECTIVE, AU MUSÉE MAILLOL

La mode française ne lui a jamais pardonné son tapage : trop or, trop chair, trop bruyant, trop tout. Trente ans après son assassinat sur les marches de sa villa de Miami, Gianni Versace entre dans un musée parisien, et pas n'importe lequel, le Musée Maillol, temple du classicisme sculptural. Quatre cents silhouettes y règlent le malentendu.
MUSÉE MAILLOL
Jusqu’au 31 octobre 2026
GIACOMETTI SURRÉALISTE À LA FONDATION GIACOMETTI

Avant les silhouettes filiformes, Giacometti fabrique des objets inquiétants : cages, pièges, jeux cruels. La fondation remonte à ces années surréalistes où il travaillait l'inconscient plutôt que le regard, et l'écart avec l'œuvre connue surprend. L'atelier reconstitué de la rue Hippolyte-Maindron achève la démonstration.
FONDATION GIACOMETTI
Jusqu’au 1er novembre 2026
LA MODE EN MAJESTÉ AU MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS

Le Musée des Arts décoratifs sort ses robes de cour et ses pièces d'apparat, et interroge ce que le vêtement fait au pouvoir. Broderies d'or, traînes impraticables, uniformes de cérémonie : chaque pièce est un calcul politique autant qu'un objet de goût. L'accrochage assume le faste tout en montrant les coutures.
MAD PARIS - MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS
Jusqu’au 1er novembre 2026
VIDEO GAMES & MUSIC À LA PHILHARMONIE DE PARIS

La Philharmonie prend la musique de jeu vidéo au sérieux, et elle a raison : partitions, synthétiseurs, consoles jouables et casques à disposition retracent quarante ans d'invention sonore sous contrainte technique. L'exposition est interactive, bruyante et parfaitement rigoureuse. À voir en famille sans que personne s'ennuie.
PHILHARMONIE DE PARIS
Jusqu’au 1er novembre 2026
MARIE-ANTOINETTE, DE L’AVANT-GARDE À L’ICÔNE, AU CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU

Du palais royal à la scène, la reine n’a jamais cessé de régner sur la mode. Robes d’époque et créations contemporaines se répondent dans les salles de Fontainebleau, de la chemise à la reine aux relectures des couturiers d’aujourd’hui. Il reste trois semaines pour voir comment une silhouette devient un mythe.
CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU
Jusqu’au 2 novembre 2026
ROUGE ! ARCHÉOLOGIE D’UNE COULEUR AU MUSÉE ARCHÉA

Ocre des grottes, pourpre des Romains, garance des uniformes : le musée Archéa suit une seule couleur à travers les siècles et les techniques, et montre ce qu’il a fallu de coquillages, d’insectes et de terres pour l’obtenir. Une exposition d’archéologie qui se regarde comme une histoire du désir.
MUSÉE ARCHÉA, LOUVRES
Jusqu’au 15 novembre 2026
EVERYONE SHOULD HAVE A HOME AU CENTRE CULTUREL IRLANDAIS

Crise du logement, précarité, hospitalité : en Irlande, l’art s’est emparé de l’habitat comme d’une question politique. Photographies, installations et documents montrent ce que veut dire ne pas avoir de toit, et ce que l’on construit pour y répondre. Entrée libre, rue des Irlandais.
CENTRE CULTUREL IRLANDAIS
Du 18 septembre au 28 octobre 2026
ALLOY À LA FONDATION TAYLOR

Une graveuse de Kyiv, Olesya Dzhurayeva, et deux peintres réunis dans les salles de la rue La Bruyère. Linogravures de grand format, matière métallique et paysages urbains : un accrochage court, à voir avant la fin du mois.
FONDATION TAYLOR
Du 1er au 24 octobre 2026





