Bilad es Sudan

Du 11 mai au 30 juillet 2017 -
Fondation Henri Cartier-Bresson //

 

11

Le 193e État de notre planète

L’aventure débute en 1999. Claude Iverné se lance sur la route, une ancienne voie transsaharienne faisant la jonction entre L’Égypte et l’actuel Soudan. C’est le coup de foudre, le coup d’esprit, il décide d’en faire son sujet de prédilection pour les années à venir et entrevoit de documenter ce territoire. Son objectif, si délicat soit-il, est de retracer les lignes historiques de cette terre longuement en conflit et de les mettre en parallèle avec les frontières actuelles. Un aller-retour cartographique pour mieux comprendre le peuple qui l’habite. Il commence par le Soudan Nord qui diffère du Sud, mais se lit conjointement, en miroir. En noir et blanc, grand format, le Nord se distingue clairement du Sud dans le travail de Claude Iverné, qui va le voir en couleur. Un parti pris qui tranche entre deux identités opposées. Incarné de cette manière, le Sud reflète le brouhaha ambiant qui le définit, l’implantation des enseignes multinationales, l’amoncellement de publicités urbaines, des logos en ébullition dans les rues... Un changement d’époque qui se matérialise, une mutation entre le nomadisme et l’économie de marché. Un projet d’envergure qui a su retenir l’attention des jurys du Prix Henri Cartier Bresson, qui ont fait de Claude Iverné le lauréat 2015.

Le Saviez-vous ? La trace transsaharienne sur laquelle s’est élancé Claude Iverné, correspondant aujourd’hui au Soudan, était autrefois appelée Sultanat du Darfour, État pré-colonial de l’Afrique de l’Est qui fût indépendant de 1603 à 1874.

On June 23, following the deliberations held at the Henri Cartier-Bresson Foundation in Paris, the jury of the HCB 2015 Award nominated French photographer Claude Iverné for his project "Sudanese Photographs, the Gazelles River". His nomination was presented by Xavier Barral, editor.

Fondation Henri Cartier-Bresson
Du 1 mai au 30 juillet 2017
2 impasse Lebouis, 75014
M° Gaîté (13)
Du mar. au dim. de 13h à 18h30 - Le sam. de 11h à 18h45
Nocturne le mer. jusqu'à 20h30 - Fermé le lun.
Tarif : 8 € - Tarif réduit : 4 €
Accessible aux personnes à mobilité réduite


Vous aimerez aussi…

IMG_5737
  • Insolite

Maison Guimet : l'Hôtel d'Heidelbach rouvre ses portes

MAISON GUIMET

L'Hôtel d'Heidelbach renaît en Maison Guimet : mobilier chinois, pavillon de thé et nouveaux rendez-vous culturels au cœur du 16e.

648 -1937HD
  • Gratuit
  • Photo

Pierre Jamet : 36, Y'a d'la joie !

Galerie Les Amies Rouges
Jusqu'au 4 juillet 2026

En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines

GUTMANN Shrug of the shoulder
  • Photo
  • Découverte

L'Espace entre nous : Questionner le pacte photographique

Le BAL
Du 19 juin 2026 au 3 janvier 2027

Qu'est-ce qui se passe, exactement, au moment du déclic ? Entre celui qui tient l'appareil et celui qui se laisse regarder, un espace existe

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.