La féminité se conjugue au pluriel, parfois même au masculin, elle se renouvelle sans cesse au fil des années, nous prouvant qu’elle n’est pas figée dans un stéréotype en particulier. Lorsqu’elle s’habille aux couleurs de la Maison Chloé, elle se fait à la fois chic et désinvolte. Foncièrement parisienne, elle est jeune et effrontée. Une figure unique, qui a pourtant porté de nombreux visages à mesure que la marque avançait, de la fondatrice Gaby Aghion aux femmes qui incarneront les Chloé girls par la suite. Ce que revendique la Maison, c’est un état d’esprit, celui d’être une femme libérée qui ose être elle-même, quel que soit le physique de celle qui la représente. Mais la maison Chloé passe aujourd’hui un cap supplémentaire avec l’ouverture de son espace culturel artistique. Destiné à accueillir événements et expositions rendant hommage aux diverses féminités, il poursuit la mission de la marque et de ses égéries. Pour inaugurer cet espace, qui mieux que Guy Bourdin alors ? Photographe ayant le plus grand nombre d’éditoriaux de mode consacrés aux créations Chloé, c’est tout naturellement qu’il devait prendre place pour ouvrir le bal. Dans ses clichés on peut percevoir la dichotomie entre la femme explosive et bohème, les deux parties d’un tout, mais on s’aperçoit surtout, au premier coup d’œil d’une certaine joie de vivre qui transparaît, de cette audace teintée d’élégance.
Maison Chloé Du 4 juillet au 6 septembre 2017 28 Rue de La Baume, 75008 - M° Miromesnil (9/13) Entrée libre sur réservation : chloe.com/bourdin
En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end