Maison de l'Amérique Latine Du 11 octobre au 20 décembre 2017
Du 11 octobre au 22 décembre 2017 - Maison de l'Amérique Latine //
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Poèmes dessinés
Johanna Calle transforme le dessin. Ses traits deviennent collage, structure, assemblage et calligraphie, révélant des histoires derrière les images. De l’idée de dessin, seule reste cette couleur organique, pâle, se fondant presque dans les feuilles de papier. Ces gris, monochromes et dégradés qui réfléchissent la matière, et font écho à la nature. Une nature que l’artiste admire, et étudie, se plongeant dans les problèmes écologiques et le futur alarmant de la flore du monde. Chercheuse acharnée, elle ne crée que lorsqu’elle connaît, que lorsqu’elle partage les peines et les douleurs d’un peuple, ou d’une forêt. On découvre à travers ses arbres au crayon, par exemple, le quotidien des paysans déplacés, arrachés à leurs terres par les gouvernements. L’apparente simplicité des traits de Calle s’évanouit, laissant place à un tout complexe, un message de paix, visant à unifier les cultures, à l’image de la série « Pluies », faisant apparaître des mots devant nous, presque nus, isolés. Si l’on s’avance, pourtant, on décerne la multitude, les mots qui composent le mot. Ce mot. Pluie. Décliné en 97 dialectes indiens, comme une ode à ces tribus oubliées. De l’écriture semble émaner une voix, un chœur, comme une sorte de transe générée par l’œuvre, comme un appel aux hommes de ne pas oublier leur langue, de continuer d’exister. Alors de dessin, l’art de Johanna Calle devient poème, engagé et passionné.
Discover the drawings of Johanna Calle. Although minimalists, her creations reveal much more complex and fascinating stories, about Indian tribes, peasants and forests. Between protestation and poetic beauty.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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