Cent ans après l’arrivée au pouvoir du futur « Père de la Victoire » marquant la fin de la Première Guerre mondiale, le président de la République a fait de l’année 2018, l’Année Clemenceau. Chose dite, chose faite, c’est le Panthéon – qui a pour vocation d’honorer les grands noms de l’Histoire de France – qui accueille cet hommage à celui qui ne renonça pas. Plus que la défense de sa patrie, c’est pour la préservation d’un idéal que le Tigre se battait. Car malgré le caractère sombre qui lui donna ce surnom, l’image que l’on en garde à présent, ou que l’on découvre dans cette exposition, est celle d’un chef de guerre dévoué à la grandeur et aux valeurs de son pays, trop bien pour perdre face à l’ennemi. C’est à travers 140 objets personnels, archives, photographies ou œuvres d’art que l’on appréhende ainsi la personnalité tranchée de Georges Clemenceau, ce « vendéen monté à Paris » qui finira fondateur de la Troisième République. Un accrochage chronologique donc, replace ce destin héroïque dans son contexte conflictuel mais qui parfois, se teinte de sensibilité : la section « Clemenceau et les arts » se fait par exemple, plus intimiste. On y distingue parmi les paysages régionaux, sa maison de Saint-Vincent-sur-Jard, souvenir d’une terre natale adorée où il repose désormais, loin de la nécropole du 5e arrondissement de Paris.
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LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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