Pavillon Carré de Baudouin Du 17 septembre au 21 décembre 2019
Le silence est d'or
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Et si l’on faisait enfin place au silence dans le brouhaha urbain ? Si l’on essayait de ralentir face à la vitesse qui nous happe à chaque instant ? Cette exposition est un éloge de la lenteur, un manifeste, une invitation à explorer toutes les dimensions de l’art, du mouvement et du silence. Soufflez, respirez, contemplez. Une expérience sensorielle presque perturbante, totalement régénérante qui nous immerge dans un monde où élégance rime avec pureté. Eko Sato, galeriste et commissaire d’exposition, nous propose ici un voyage des sens, dans un temps suspendu, convoquant 9 artistes de tous horizons réunis autour d’une seule et même ambition, nous permettre de nous retrouver. Tantôt automatisées, tantôt mises en mouvement par le spectateur, les créations et sculptures contemporaines prennent vie et s’animent au fil de la visite. Un événement culturel inédit qui risque – bruyamment – de faire parler de lui.
What’s the sound of an exhibition devoted to silence? The Pavillon carré de Baudouin gives us a look inside with a surprisingly poetic result – like a surrealist listening playground.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
Du 14 février au 19 juillet 2026 Frac Ile-de-France : Le Plateau / Les Réserves
Peut-on vraiment finir une œuvre ? Pierre Bonnard, dit-on, n’y croyait pas. On raconte qu’il se glissait en douce dans les musées pour retoucher ses toiles, corriger une ombre, raviver un ton, incapable de s’en détacher.
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