Le Juste Prix : l'exposition inédite à la nouvelle Fondation Pernod Ricard

 

16

La nouvelle Fondation Pernod Ricard vous invite à prendre place au sein de l’exposition Le Juste Prix. Sous l’égide du vidéaste Bertrand Dezoteux, celle-ci déconstruit collectivement la relation de l’artiste à son modèle, brouillant allégrement les frontières entre réel et fiction et appellant le visiteur à participer activement à la réflexion artistique. En chef de fil, le réalisateur de films d’animation expérimentaux rend hommage à son premier modèle, Salvador Dalí, apparaissant ici sous les traits d’une doublure dénommée «Salvadam Dalire» (fusion de l’artiste et de sa muse Amanda Lear) qui à bord de sa DS volante sert de fil rouge à l’exposition et autour duquel viennent progressivement se greffer les autres artistes. Ces derniers, refusant de se plier à la « culture du projet », transforment les espaces immaculés de la fondation en un terrain vivant de création et d’expérimentation, à l’instar de l’installation de la chorégraphe italienne Claudia Triozzi : soit un étrange habitat de terre et de paille, invitant à la construction comme à la déconstruction, une sorte de chantier artistique qui sera amené à être transformé tout au long de l’exposition à l’occasion de sessions collaboratives. On déambule ainsi dans un espace enluminé et dépouillé à l’extrême, laissant respirer des œuvres dans lesquelles l’imaginaire des artistes renoue avec une créativité enfantine, comme dans le film Stanislas Paruzel, relecture anachronique et hybride de la légende de Tristan et Iseult. Conçu comme un labyrinthe à la fois physique et mental, l’exposition offre également une vue ouverte sur les départs de trains de la gare Saint-Lazare, une fenêtre sur le monde appelant nécessairement à la rêverie.

Le saviez-vous ? 

La Fondation Pernod Ricard, créée par l’entreprise derrière la célèbre boisson anisée du même nom, déménage et s’installe dans des locaux flambants neufs, comprenant un espace d’exposition de 300 m2 , un grand auditorium où se tiendront conférences et lectures ainsi qu’un hall accueillant œuvres et performances en tous genres, tout cela en plein cœur du quartier Saint-Lazare. Avec son architecture quasi chirurgicale – murs, sols et plafonds blancs, néons stridents en guise d’éclairage – le lieu semble presque s’effacer pour laisser place aux œuvres exposées. Le café-librairie Mirette (en clin d’œil à l’épouse de Paul Ricard) accueillera régulièrement des performances ou des débats, devenant ainsi un véritable tremplin pour la jeune scène artistique française.


Vous aimerez aussi…

_ES_8618
  • Découverte

Chaumont-sur-Loire ouvre sa Saison d'Art

Domaine de Chaumont-sur-Loire
Du 29 mars au 1er novembre 2026

Au Domaine de Chaumont-sur-Loire, la Saison d'art fait son grand retour pour une édition 2026 très attendue.

L'Ours Copyright Marianne Rosensthiel
  • Incontournable
  • Cinéma

Le chantier invisible à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Jusqu’au 31 octobre 2026

Maquettes, repérages et storyboards : la Fondation Pathé révèle 50 ans de préparation des films de Jean-Jacques Annaud.

Murae_274bk
  • Découverte
  • Photo

Kazuo Kitai à la Maison de la culture du Japon à Paris

MAISON DE LA CULTURE DU JAPON À PARIS 
Du 30 avril au 25 juillet 2026

La MCJP consacre la première rétrospective française à Kazuo Kitai : 130 photographies pour saisir soixante ans de transformations du Japon.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.