L'itinérance photographique de Mathieu Pernot exposée dans La ruine de sa demeure à la Fondation Henri Cartier-Bresson
Fondation Henri Cartier-Bresson Du 8 mars au 12 juin 2022
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Depuis près de vingt ans maintenant, Mathieu Pernot suit le quotidien de survivants, rescapés aux destins cabossés par la vie et ses difficultés. Pour sa dernière exposition, ce diplômé de l’École nationale de la photographie d’Arles, qui n’a eu de cesse d’explorer les thèmes mitoyens de l’isolement, l’exclusion ou l’exil à travers la figure humaine, nous prend ici à contrepied. Une fois n’est pas coutume, le photographe français distingué pour son récent travail sur les réfugiés de Lesbos, délaisse son sujet de prédilection — l’Homme — pour celui de l’architecture. Une architecture désertée de toute présence humaine, dégradée ou partiellement détruite, immortalisée dans de troublants clichés à la puissance évocatrice évidente. De Tripoli à Alep en passant par Mossoul et Beyrouth, Mathieu Pernot s’est ainsi rendu ces deux dernières années sur les décombres de villes sinistrées par la guerre et les bombardements, à la recherche des dernières traces de vies humaines. Une sensibilité artistique proche du documentaire, récompensée par la Fondation Henri Cartier-Bresson en 2019 et qui fait aujourd’hui l’objet d’une exposition déconstruite de tout artifice dans ce temple parisien de la photographie.
En juin 1936, dans les semaines qui suivent la victoire du Front populaire, le gouvernement Léon Blum accorde aux ouvriers français leurs deux premières semaines
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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