Adieu Monsieur Haffman : une relecture sobre et multi-récompensée
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Un employé qui accepte de cacher son patron juif au sein la bijouterie dans laquelle ils travaillent durant la Seconde Guerre Mondiale, un retournement de situation incongru, un marché passé contre un autre… Adieu Monsieur Haffman est une histoire bien connue qui se décline à l’infini, sans jamais perdre de son intensité.
Avec une mise en scène sobre et dépouillée, Philippe Daguerre nous fait (re) découvrir ce classique, nous renvoyant à l’essence même de cette épopée passionnante. Alors, pacte avec le diable ou échange de bon procédé ?Lorsque le port de l’étoile jaune est décrété en 1942, Pierre Vigneau, employé dans une bijouterie, accepte de cacher son patron juif sur leur lieu de travail… à une condition : stérile, il souhaite avoir un enfant avec sa femme, et compte pour cela sur l’intervention de Monsieur Haffman. Dans cette mise en scène récompensée par pas moins de 4 Molières, scénographie, et costumes sont épurés, accompagnés par une création sonore et lumineuse très fine, pour que le spectateur puisse davantage se focaliser sur l’efficacité d’un récit haletant et extrêmement bien rythmé.
Pour couronner le tout, les acteurs y sont excellents, dirigés avec une grande intelligence, dans une mise en scène maîtrisée, qui s'avère être riche en émotions mais ne tombe jamais dans le manichéisme... on en redemande !
Ils ont sauté avant de savoir voler. Avant les avions, avant les moteurs fiables, avant l’industrie, il y a ce moment précis : celui où l’on quitte le sol sans certitude de revenir entier. À Saint-Cloud, à la fin du XIXᵉ siècle, des femmes et des hommes montent dans des ballons, des dirigeables bricolés, des machines fragiles.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION Jusqu’au 15 octobre 2026
On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.
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