Adieu Monsieur Haffman : une relecture sobre et multi-récompensée

 

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Un employé qui accepte de cacher son patron juif au sein la bijouterie dans laquelle ils travaillent durant la Seconde Guerre Mondiale, un retournement de situation incongru, un marché passé contre un autre… Adieu Monsieur Haffman est une histoire bien connue qui se décline à l’infini, sans jamais perdre de son intensité.

Avec une mise en scène sobre et dépouillée, Philippe Daguerre nous fait (re) découvrir ce classique, nous renvoyant à l’essence même de cette épopée passionnante. Alors, pacte avec le diable ou échange de bon procédé ?Lorsque le port de l’étoile jaune est décrété en 1942, Pierre Vigneau, employé dans une bijouterie, accepte de cacher son patron juif sur leur lieu de travail… à une condition : stérile, il souhaite avoir un enfant avec sa femme, et compte pour cela sur l’intervention de Monsieur Haffman. Dans cette mise en scène récompensée par pas moins de 4 Molières, scénographie, et costumes sont épurés, accompagnés par une création sonore et lumineuse très fine, pour que le spectateur puisse davantage se focaliser sur l’efficacité d’un récit haletant et extrêmement bien rythmé.
Pour couronner le tout, les acteurs y sont excellents, dirigés avec une grande intelligence,  dans une mise en scène maîtrisée, qui s'avère être riche en émotions mais ne tombe jamais dans le manichéisme... on en redemande !

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