Exposition Farah Atassi : la passion de l'abstraction au Musée Picasso
Musée Picasso Du 13 septembre 2022 au 29 janvier 2023
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Après ORLAN, c’est au tour de Farah Atassi d’investir la totalité des espaces de l’Hôtel Salé pour une rétrospective exceptionnelle. Pour sa première exposition personnelle dans une institution parisienne, cette dernière s’est inspirée des plus grands peintres modernes des débuts du XXe siècle (Picasso bien sûr, mais aussi Fernand Léger, Henri Matisse, Malévitch, ou Sonia Delaunay), pour créer des œuvres picturales qui oscillent entre figuration et abstraction. Des inspirations prestigieuses qu’elle revendique avec fierté, avec ses constructions géométriques, anamorphoses qui empruntent également à l’art populaire. Avec l’humour qui la caractérise, la plasticienne reste néanmoins attachée aux sujets classiques de l’Histoire de la peinture, également chers à Picasso. Rien d’étonnant donc, à ce que ses sujets de prédilection entrent en résonance avec ceux du maître cubiste. La nature morte, le nu féminin, le portrait parfois, sont donc logiquement le fruit de ses étonnantes hybridations, qui floutent les contours et font disparaître les reliefs, toujours avec malice et ironie.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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