Irving Penn, maître de la lumière

Grand Palais
Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018

Du 21 septembre 2017 au 29 janvier 2018 -
Grand Palais //

 

10

Photo de haute culture

Quand on pense à la photographie d’Irving Penn, on pense élégance, on pense chic et raffinement. Irving Penn c’est le photographe de mode des années 50, celui qui incarne cette douce désinvolture, entre émancipation et tradition. Mais le résumer à des clichés sur papiers glacés serait une erreur. Il fait de la mode un vecteur, un maillon qui lui permet de saisir bien plus, qui lui permet de voyager, de partir à la rencontre des gens. Lorsqu’il saisit l’image des célébrités de son temps, de Truman Capote à Audrey Hepburn, il parvient à capter, voire même capturer leur personnalité tant par la mise en scène - il les fait poser dans un angle – que par le regard qu’il porte sur eux. Un peu plus loin dans l’exposition, on découvre même les coulisses de ses séances photos avec la présence du rideau, l'authentique, qui servait de décor à tous ses portraits.  S’il s’est essayé avec succès à la couleur, Irving Penn nourrit principalement une esthétique en noir et blanc, aiguisée et vive. Tirant sur le concept de photographie de mode, il propose des séries innovantes et jamais vues, d’ethnographie de mode, mais aussi des nus, distendus, où le corps se fait aussi bien anguleux que moelleux.

>> Découvrez l'œuvre à la loupe : Black and White Fashion with Handbag (Jean Patchett) 

Le Saviez-vous ? Photographe de mode par excellence, Irving Penn a pourtant fait sa première couverture de Vogue avec un cliché de nature morte.

The Grand Palais will present a major retrospective of the photographs of Irving Penn to mark the centennial of the artist's birth. Over the course of his nearly 70-year career, Irving Penn (1917–2009) mastered a pared-down aesthetic of studio photography that is distinguished for its meticulous attention to composition, nuance, detail, and printmaking.

 


Vous aimerez aussi…

Château d'Auvers Beaux-Arts Mag©DR
  • Incontournable
  • Classique

Van Gogh influenceur au Château d’Auvers-sur-Oise

CHÂTEAU D’AUVERS-SUR-OISE
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027

Le Château d’Auvers-sur-Oise explore l’influence de Van Gogh, de ses sources artistiques aux artistes modernes et contemporains.

L'Ours Copyright Marianne Rosensthiel
  • Incontournable
  • Cinéma

Le chantier invisible à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

Fondation Jérôme Seydoux-Pathé
Jusqu’au 31 octobre 2026

Maquettes, repérages et storyboards : la Fondation Pathé révèle 50 ans de préparation des films de Jean-Jacques Annaud.

14_Ladji Diaby MG_0617
  • Gratuit
  • Contemporain

Exposition de Ladji Diaby, Who’s Gonna Save The World ? à Lafayette Anticipations

LAFAYETTE ANTICIPATIONS
Du 1er avril au 19 juillet 2026

Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.

Screenshot
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Simone Veil, Mes sœurs et moi, au Mémorial de la Shoah

MÉMORIAL DE LA SHOAH - MUSÉE ET CENTRE DE DOCUMENTATION
Jusqu’au 15 octobre 2026

On croit connaître Simone Veil. La loi, l’Europe, l’Académie, le Panthéon. On connaît la figure. On connaît moins la fratrie. Le Mémorial de la Shoah choisit un autre point d’entrée : celui de la famille Jacob. Avant la femme d’État, il y a une enfance à Nice. Des rires, des disputes, des complicités. Simone, Madeleine – Milou –, Denise. Trois sœurs liées par une intensité que la guerre ne brisera jamais vraiment.