Ida Tursic & Wilfried Mille

Fondation d'Entreprise Ricard
Du 23 mai au 1er juillet 2017 //

Le Bichon et la Madone

Le texte « Le primat de la perception » par le philosophe Maurice Merleau-Ponty semble être devenu la matière du travail quotidien de Ida Tursic et Wilfried Mille. Forme instable de la présence et du temps, la perception est ce don singulier du voyant où le visible se fait vision, où le monde se donne à lui-même un point de vue. Pour Tursic et Mille, faire est avant tout penser, définir la manière dont ils fabriquent et pensent en peinture. « Enfants des médias », leurs aquarelles et leurs gravures recyclent des images préexistantes extraites de magazines, de films et de sites internet. Peintures géométriques, images pornographiques vintages, stéréoscopiques en 3D, glamours, apocalyptiques… Autant de catégories différentes avec toujours un travail de la couleur et de la composition technique, abstraite et figurative à la fois. Déjà avec son titre, l’exposition révèle leur éclectisme avec la coexistence de deux sujets, le Bichon qui est une race de chien et la Madone, le plus classique des sujets picturaux. Le premier est réalisé comme un tableau dans le tableau et le deuxième, peint puis brûlé, défigure l’image préalablement choisie. On retrouve aussi un de leurs thèmes de prédilection, Hollywood, ce mont Olympe sur lequel on fabrique les icônes d’aujourd’hui. Ils présentent cette fois une peinture XXL qui figure les ruines du panneau Hollywood, peintes à même les murs de l’atelier. Déjà donc deux œuvres symboliques du mythe hollywoodien déchu. La première, The Back of the Sign transposait dans le champ de la peinture une reproduction photographique anonyme ayant illustré des articles de presse sur un fait divers tragique : le suicide d'une jeune actrice, Peg Entwistle, qui s'était jetée du sommet de la lettre H du panneau de Hollywoodland à Los Angeles, en 1932.
Une peinture résolument complexe oscillant entre l’acte de peindre et l’industrie des images.

Ida Tursic and Wilfried Mille have been interrogating the contemporary overload of images and their relation to pictorial representation, questioning their reproduction, circulation and disappearance.

Fondation d’Entreprise Ricard
Du 23 mai au 1er juillet 2017

12 rue Boissy d'Anglas, 75008 - M° Concorde (1/8/12)
Du mar. au sam. de 11h à 19h - Fermé le lun.
Entrée libre


Vous aimerez aussi…

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».

Londres (Angleterre). Charing-Cross, vers 1890
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition, Le monde colorié à la main, à la Galerie Roger-Viollet

GALERIE ROGER-VIOLLET
Jusqu’au 6 juin 2026

 Photographies stéréoscopiques coloriées du XIXe siècle : 67 tirages rares du studio Léon & Lévy, voyage en relief, exotisme et histoire photographie.

musee-dali-paris-collections-permanentes-vue-de-lexposition-c-arts-in-the-city-1-1600x0
  • Découverte
  • Incontournable

Le TOP des expositions surréalistes pour bousculer l'hiver

Cette semaine, Paris est traversée par le surréalisme. Il grimpe les hauteurs de Montmartre, slalome jusqu'à la rue Vaneau pour finalement se perdre dans les allées du jardin du Luxembourg.