Entre photo et graphisme, il n’y a qu’un pas. Si facilement franchi aujourd’hui, il est dansé de très nombreuse manière entre 1945 et 1969 : photomontages, photogrammes, dessins lumineux, captations des vibrations, jeux de couleurs… Tous visent à retranscrire les sensations dynamiques de leur temps, de la vitesse à l’expérience des foules. Des expérimentations auxquelles se sont essayé - et dans lesquelles excellent - Gérard Ifert, William Klein et Wojciech Zamecznik. Le premier, dessinateur de mobilier et concepteur d’expositions bâlois, consacre ses travaux personnels à la photographie abstraite et aux reportages sur l’architecture. Le second, immense photographe américain consacré par le prix Nadar pour son livre Life is Good and Good For You is New York, catalogue la métropole de l’absurde avec sa foule abrutie, sa violence normalisée et sa folle accumulation de débris urbains. Le troisième, graphiste et designer polonais célèbre pour ses nombreuses affiches, couvertures de magazines et pochettes de disques, explore le médium photographique pour rendre compte du mouvement. Comme dans une charade, ces trois artistes aux travaux divergents forment un tout le temps d’une exposition hautement photo-graphique.
The works of Gérard Ifert, William Klein and Wojciech Zamecznik bounce off one another in this exhibition mingling photography and graphic design.
Centre Pompidou Du 8 novembre 2017 au 29 janvier 2018 Place Georges Pompidou, 75004 - M° Rambuteau (11) Du mer. au lun. de 11h à 21h - Fermé mar. Tarif : 14 € - Tarif réduit : 11 €
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
Suivez-nous !
Inscrivez-vous
Gratuitement
Chaque semaine, les bons plans culturels du week-end