Du 27 octobre au 2 décembre 2017 - Galerie Hegoa //
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Corps en art
Les photographies d’Eric Ceccarini sont des éloges au corps féminin. Des œuvres d’art picturales, aux tons veloutés, voluptueux. La caméra semble courir le long des hanches, des seins et des visages des modèles, dans une douceur et une intimité presque palpable. Il émane de chaque cliché une atmosphère unique, reflet de la personnalité qu’il représente, comme une lettre d’amour à toutes les femmes. Et dans cette conversation avec les corps, Ceccarini invite des peintres dans un dialogue nouveau, où les modèles deviennent des toiles mouvantes qui subliment les peintures des artistes, comme un travail collaboratif où tout devient chef d’œuvre. On y découvre des bustes aux couleurs vives et à la peinture craquelée, où force et relief dominent, comme une déclaration à la femme qui les porte. On y admire le dos cambré, orné des liens d’un corset dessiné, comme un étau précieux qui s’alignent sur les courbes corporels. Les aplats de couleurs des peintres, embellis par la lumière naturelle utilisé par le photographe semblent sortir des clichés, accrochant le regard. Si présents qu’ils nous font, l’espace d’un instant, oublier qu’ils sont tracés sur des corps humains. Et, entre lumière et obscurité, on découvre une nouvelle façon de penser la peinture, une nouvelle façon d’observer la nudité. Le tout devient une forme d’art éphémère, que l’objectif immortalise pour créer du mouvement au sein d’une peinture, entre lumière et obscurité, entre toile et chair.
Eric Ceccarini’s work exalts the woman’s body. The exhibition focuses on his collaborative project with other artists, painting on the backs, bellies, faces of beautiful models, creating unique masterpieces.
Galerie Hegoa Du 27 octobre au 2 décembre 2017 16 rue de Beaune, 75007 – M° Rue du Bac (12) Du mar. au sam. de 11h à 13h et de 14h à 19h – Fermé lun. et dim. Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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