Grand musée du Parfum Du 13 février au 13 mai 2018
Jusqu'au 13 mai 2018 - Le Grand Musée du Parfum //
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Oui, il est bien question ici de « voir » le parfum. Le défi : exposer l’invisible en offrant aux visiteurs une expérience artistique incomparable. Le parfum, c’est bien connu, est un art olfactif, vapeurs, essences, tout est dans l’air et rien n’est tangible. Chaque parfum délivre pourtant un sillage susceptible de réveiller chez nous souvenirs et émotions, intimité ou sensations fortes. La jeune artiste Christelle Boulé a donc pris le parti audacieux de déposer des gouttes de parfum sur du papier photo argentique, de les laisser évoluer chimiquement, puis de les développer. Résultat : des photographies abstraites qui capturent l’empreinte olfactive de la fragrance. Approchez-vous de l’œuvre et respirez. Vous découvrirez avec délice une senteur sans doute familière, peut-être même est-ce la trace de votre parfum fétiche ! Un hommage poétique étonnant aux élixirs les plus précieux.
Drops is an esthetic and olfactive celebration of perfume which provides for the first time a visual interpretation of the perfumes mark, thus revealing imperceptible things.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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