Du 26 septembre 2018 au 1er avril 2019 - Musée national de Céramique - Sèvres //
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Un vent de fraîcheur scandinave souffle sur Sèvres. Sculpter la nature en céramique, la peindre en tapisserie, tels sont les défis que relèvent trois figures majeures de la création contemporaine norvégienne. Deux femmes, un homme, exposés pour la première fois ensemble. Si chacun brille sur la sphère artistique internationale, le dialogue inédit de leurs œuvres nous promet une exposition choc. Torbjørn Kvasbø d’une part, l’un des plus grand sculpteurs d’Europe, maître de la terre et du feu, nous propose une réinterprétation organique de la nature dans des formats monumentaux, des œuvres aux surfaces mouvementées et brutes empreintes d’une couleur très vive, comme des cœurs encore battants. A ses côtés, Marit Tingleff nous invite dans sa jungle végétale grandeur nature avec des œuvres qui revisitent superbement la tradition potière et le décor graphique sur céramique. Des tableaux-paysages réalisés sur des plats gigantesques s’apparentant à des assiettes d’ogres. Une présence sculpturale saisissante qui nous plonge dans une nature réinventée, aux couleurs profondes et intenses et aux motifs sculptés par les coulures d’oxydes de cuivre. Comme en contrepoint, Kari Dyrdal renouvelle l’art de la tapisserie, mêlant la grande tradition historique aux nouvelles technologiques numériques. Un résultat époustouflant, proposant des paysages entre hyperréalisme et abstraction, entre réalité et illusion. Une soixantaine d’œuvres, dont certaines spécialement créées pour l’événement, s’exposent ici sur trois étages et 1 500 m² dans une scénographie à couper le souffle.
“Forces of Nature” presents 65 works dating from the 2000’s to the present day, created by three internationally renowned Norwegian artists.
Il se tient dans une rue du centre de Paris. Il parle aux enfants. Et pourtant, il est immense. Qui d’autre réunit trente figures majeures de l’art urbain pour un anniversaire ? Qui mobilise 100…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
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