Dix toiles très « british », provenant de la collection d’art contemporain Pinault Collection, font leur apparition dans les collections permanentes du Musée des Beaux-Arts de Rouen. Mais quel est le rapport entre ces toiles d’artistes contemporains britanniques et le MBA de Rouen ? Saviez-vous que les liens tissés entre l’Angleterre et la Normandie remontent au moyen-âge ? À travers cette rencontre qui transcende le temps, l’espace et les genres artistiques se noue un dialogue unique. On adore quand les œuvres voyagent ! C’est aussi l’occasion d’admirer des toiles d’artistes montants et déjà reconnus à l’international comme Damien Hirst, Nigel Cooke ou Lynette Yiadom-Boakye.
Pendant une année, le Musée des Beaux-Arts de Rouen propose dix œuvres importantes de la collection Pinault. Composée de chefs-d’œuvre d’artistes britanniques contemporains, elle souhaite en filigrane renforcer ses liens avec la scène artistique du Royaume-Uni. Parmi les pépites à découvrir, on retiendra Dark Soul de Damien Hirst, Candle (Dancing Smoke) de Mark Handforth ou encore Cry de Gilbert & George. Cette dernière est née d’un coup de foudre artistique entre les deux artistes. À la recherche du médium le plus adapté à leur message, ils choisissent la photographie. Leur style évoque l’art du vitrail, leurs images sont découpées en panneaux pouvant atteindre plusieurs mètres, représentant leur univers où coexistent l’infiniment grand et l’infiniment petit, le sublime et le trivial, sans aucune hiérarchie. Un univers poétique qui dépeint avec humour la condition humaine.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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