Actu – Fin du suspense pour le bouquet de Jeff Koons

Des fleurs pour le jardin du Petit Palais //

Cette histoire qui aura décidément connu beaucoup de rebondissements semble enfin se ponctuer d’un point final : le Bouquet de Tulipes de l’artiste contemporain Jeff Koons sera installé dans les jardins du Petit Palais.

L’œuvre monumentale, offerte par les Etats-Unis en hommage aux victimes des attentats du Bataclan devait à l’origine trouver place devant le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, dans le 16e arrondissement. Mais la sculpture en bronze, acier inoxydable et aluminium polychrome de 10 mètres de haut et pesant 27 tonnes, représentant une main tenant un bouquet de tulipes-ballons, ne faisait pas l’unanimité. En effet, ce « geste d’amitié entre le peuple américain et le peuple français », offert en novembre 2016 avait été jugé « malvenu ». De plus, le lieu ne correspondait pas au tragique événement et l’installation de la sculpture, à la charge de l’Etat, revenait à 3,5 millions d’euros. Effectivement le poids considérable de cette dernière nécessitait des travaux pour solidifier cette place, entre le Palais de Tokyo et le MAMVP.

Afin d’éviter tout incident diplomatique, le lieu accueillant le bouquet a ainsi été modifié. Quant aux coûts, ils seront pris en charge par des fonds privés et l’argent public servira à l’entretien de l’œuvre. Si sa production est amorcée en Allemagne, elle devrait être installée d’ici 2020 dans ces jardins municipaux.

Un beau dénouement après deux ans de polémique.


Vous aimerez aussi…

Bansky
  • Actu
  • Scandale

Une œuvre de Banksy vendue sans son accord crée la polémique

"La Petite fille au hula-hoop" avait fait son apparition à Nottingham en octobre dernier, pour le plus grand bonheur des habitants. Mais les propriétaires de l'immeuble ont décidé de la vendre à une galerie londonienne pour une somme inconnue.

statuettes igbo
  • Actu
  • Scandale

Une vente de statuettes nigérianes fait polémique, ravivant le débat sur la restitution des oeuvres à leur pays d'origine

Le débat sur la restitution des oeuvres continue à faire rage : une commission nationale nigériane a demandé la suspension d'une vente de statuettes à Paris au sein de la société Christie's, qui auraient été dérobées pendant la guerre civile du Biafra (1967-1970), selon elle, en exigeant des compensations. Mais Christie's a rejeté, fin juin, cette requête, arguant que les objets de la vente ont été obtenus de manière légale.

© musée du quai Branly, photo Patrick Gries, Valérie Torre.
  • Actu
  • Scandale

Au musée du Quai-Branly, des hommes descellent une oeuvre, criant au vol du patrimoine africain

Musée du Quai-Branly

Le musée du Quai-Branly faisait partie des premiers grands établissement parisiens à rouvrir ses portes, après l'épidémie, le 9 juin. Mais cette reprise a été mouvementée : un incident est venu perturber la réouverture du musée des Arts premiers.

Crédits Wikipédia, libre de droits
  • Actu
  • Scandale

Grecs versus Britanniques : la guerre est déclarée pour les marbres du Parthénon

Le torchon brûle entre les Grecs et les Britanniques au sujet d'oeuvres historiques, les marbres du Parthénon, des fresques mythiques enlevées par Lord Elgin, ambassadeur britannique à la cour ottomane au début du XIXème siècle. Ces frises antiques sont aujourd'hui exposées au British Museum et la Grèce manifeste son désir de les récupérer depuis des années.