Mémoires de glaces

Galerie Hegoa
Du 18 janvier au 2 mars 2019

Du 18 janvier au 2 mars 2018 -
Galerie HEGOA //

 

14

Beauté fragile et éphémère

On parle beaucoup du Groenland en ce moment. Est-ce surprenant ? La réponse est « non » : il y a en effet urgence… Chaque jour qui passe voit les territoires arctiques se transformer, avec des conséquences directes sur la faune, la flore et le mode de vie des habitants ancestraux de ces régions isolées. C'est donc pas un hasard si de nombreux artistes et photographes, subjugués par la beauté de cette terre aussi fascinante qu’inhospitalière, tentent de faire passer, à travers leurs clichés, un message d’amour. Car c’est à travers l’amour de cette terre, qui est tout autant la nôtre, et ce malgré la distance et les différences, que ces passionnés cherchent à éveiller les consciences. Le photographe naturaliste Philippe Alexandre Chevallier ne fait pas exception, et son œil de lynx l’a amené à découvrir la vraie nature de ce territoire des extrêmes, à la fois plus grande île du monde et territoire le moins densément peuplé de la planète. En nous livrant ses « mémoires de glace », Alexandre Chevallier donne une voix à ce paysage qui semble hors du temps. Malgré des apparences dures et imprenables, l’étincelante beauté froide se révèle fragile colosse aux pieds d’argile. Les différents jeux de texture, d’ombres, d’échelle et de lumière mis en avant par le photographe nous rappellent que ces montagnes de glaces sont bien vivantes : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Ces blocs glacés pourtant imposants ne sembleraient-ils pas un peu humains ? Tandis qu’on imagine des rides et les plis de la peau sur un cliché, un autre nous évoque la vanité humaine par la toute-puissance de ces rocs faits d’eau glacée. Leurs couleurs hypnotiques du Scoresby Sund (le plus vaste ensemble de fjords au monde), qui passent du noir au blanc, symbolisent la dualité du Groenland, entre fragilité et puissance.

Le saviez-vous ?

22 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouvent en Arctique, une zone d’environ 21 millions de km² et qui comprend des territoires canadiens, russes et nordiques, ainsi que l’Alaska et le Groenland.

Discover the beauty of Greenland through the eyes of nature photographer Alex Chevallier. His photos highlight the majesty of the glaciers.

Découvrir l'exposition en images :

 

9


Vous aimerez aussi…

Robert Burley, Lake Huron, Craigleith, 2002
  • Photo
  • Gratuit

Exposition Robert Burley, Grands Lacs au Centre culturel canadien

CENTRE CULTUREL CANADIEN
Jusqu’au 14 novembre 2026

Le Centre culturel canadien présente Grands Lacs, l’exposition du photographe torontois Robert Burley, jusqu’au 14 novembre 2026. Plages, digues, friches industrielles et forêts reconquises : une méditation lente, en entrée libre, sur un territoire partagé par deux pays.

Miles Aldridge, Doors #1 : une femme blonde aux roses sur le seuil d'une chambre d'hôtel numéro 10
  • Photo
  • Gratuit

Miles Aldridge au Park Hyatt Vendôme : l'expo est gratuite, le portrait de star en bonus

PARK HYATT PARIS-VENDÔME
Du 19 octobre au 1er décembre 2026

Pendant Art Basel Paris, la star de la photo de mode Miles Aldridge accroche gratuitement ses héroïnes Technicolor dans un cinq-étoiles à deux pas de la place Vendôme, la plupart jamais vues en France. Le bonus : pour 450 €, il vous tire le portrait au Polaroid dans la Suite Impériale.

Barbara Kruger, Untitled (Remember me), 1988/2020
  • Photo
  • Incontournable

Exposition Remember Me, chefs-d'œuvre de la photographie à la Bourse de Commerce : nos images

BOURSE DE COMMERCE - PINAULT COLLECTION
Du 7 octobre 2026 au 18 janvier 2027

Sept cents photographies de la Collection Pinault pour les deux cents ans du médium

Gustave Le Gray, Le Brick, dit « Brick au clair de lune », 1856
  • Photo
  • Incontournable

Exposition Gustave Le Gray, peintre photographe au musée d’Orsay

MUSÉE D’ORSAY
Du 10 novembre 2026 au 7 février 2027

Du 10 novembre 2026 au 7 février 2027, le musée d’Orsay réunit les marines de Gustave Le Gray, photographe formé dans l’atelier de Paul Delaroche. L’occasion de découvrir comment, en assemblant un négatif pour la mer et un autre pour les nuages, ce maître du XIXe siècle composait ses images comme des tableaux.