Après des débuts consacrés à la sculpture, Barbara Probst entame la photographie à la Kunstakademie de Düsseldorf. Entre New York et Munich, l’artiste allemande est désormais une figure incontournable de la scène artistique internationale, et c’est seulement la deuxième fois qu’elle présente son travail en France. Depuis 2000, elle compose des séries photographiques intitulées Exposures, dans lesquelles elle crée un nouveau protocole de prises de vues consistant à démultiplier les représentations d’un même instant. Comment.? Grâce à un système radiocommandé, pouvant déclencher simultanément les obturateurs de plusieurs caméras pointées sur un même événement ou sujet, sous différents angles. Ainsi les images sont mises en relation les unes avec les autres et se dégage un ensemble dramaturgique énigmatique, composé de portraits, de paysages, de studios ou de natures mortes. Pour l’artiste, cette fragmentation de l’instant devient un nouveau moyen d’explorer les nombreuses ambiguïtés inhérentes à l’image photographique. Mettant à jour ces artifices, Barbara Probst interroge notre capacité à décrypter le réel.
Barbara Probst has been working on a photographic series in which the shooting protocol consists of various representations of the same moment.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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