L'hôtel du libre-échange à la Comédie Française jusqu'au 25 juillet 2019
Sécurité et discrétion ! Hôtel du Libre-Échange. Recommandé aux gens mariés ensemble ou séparément ! Lorsque Madame Pinglet lit cette pub à son mari - qui vient d’y donner rendez-vous à l’épouse de son voisin - ni l’un ni l’autre ne s’imaginent s’y retrouver.
Enchaînant pas moins de 279 entrées et sorties, Georges Feydeau et Maurice Desvallières signent ici un succès, triomphal dès la première représentation en 1894. L’entrée au Répertoire, en mai 2017, de cette pièce à l’incroyable mécanique a été confiée à Isabelle Nanty, artiste à l’esprit libre, aussi sensible à l’humour fou du vaudevilliste qu’à sa personnalité solitaire et mélancolique. Au long de ses multiples compagnonnages artistiques, elle a monté Tchekhov, Ibsen ou Schnitzler comme de grandes comédies populaires. Elle se saisit de cet hôtel hanté par le désir, qu’elle imagine telle une « maison de poupée en coupe où tout se passe simultanément à la face et comme en coulisses », univers confié à Christian Lacroix qui signait ici en 2017, en plus des costumes, ses premiers décors de théâtre. De cette folle nuit, Isabelle Nanty retient le sursaut de jeunesse qui surprend les personnages, chacun retrouvant « peut-être pour la dernière fois, dans l’affolement et la peur archaïque de passer à côté de l’amour, cette farouche envie de vie ».
COMÉDIE FRANÇAISE 1 pl. Colette, 75001 - M° Palais Royal - Musée du Louvre (1/7) - Le 14 juillet à 14h et du 22 au 25 juillet à 20h30 Tarifs : 5 à 43 €
Bienvenue dans la Salle des Fêtes du musée d'Orsay – 400 m² de stucs, de dorures et de plafonds peints par Pierre Fritel, métamorphosés par le magicien du numérique vivant Adrien M.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Le clair-obscur. Un mot qui convoque immédiatement Caravage, ses figures happées par la lumière, ses corps surgissant de la nuit. Une révolution picturale qui, au XVIIᵉ siècle, bouleversa la peinture en faisant de l’ombre un lieu de vérité.
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