Fondation Ricard Du 3 décembre 2019 au 25 janvier 2020
Dans le regard de l’autre
Médias, monde de l’entreprise, politique, intelligence artificielle… L’empathie est partout ! Tout le monde en parle et déplore son absence dans notre société de plus en plus déshumanisée. Mais de quoi parle-t-on réellement ? L’empathie se confond-t-elle avec la contagion émotionnelle, la compassion ou l’altruisme ? Quelle est l’essence de ce mécanisme essentiel à l’humanité consistant à ressentir l’état affectif d’autrui afin d’y réagir de manière appropriée ? Une douzaine d’artistes mène l’enquête à la Fondation Ricard.
Chacune des œuvres présentées exprime un rapport singulier à l’empathie, interrogeant cette compétence sociale ancrée dans les structures profondes de notre système nerveux. Parce qu’il nous émeut, l’art serait le medium le plus à même de saisir l’expérience de l’empathie. Mais peut-il nous pousser à l’action pour autant ? Voire nous ouvrir à l’autre ? Autant de questions posées par cette exposition à mi-chemin entre arts, sciences affectives et cognitives.
When art meets cognitive sciences. A surprising study of empathy to discover at the Fondation Ricard !
Fondation Ricard Du 3 décembre 2019 au 25 janvier 2020 12 rue Boissy d'Anglas, 75008 – M° Concorde (1, 8, 12) et Madeleine (8, 12, 14) Du mar. au sam. 11h-19h Entrée libre
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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