* Marie Bovo. Nocturnes à la Fondation Henri Cartier-Bresson
Fondation Henri Cartier-Bresson Prolongée jusqu'au 23 août 2020
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Retiens la nuit
C’est « entre chien et loup », lorsque les ténèbres de la nuit s’installent sans pour autant complètement dissiper la clarté du jour, que Marie Bovo aime sortir son appareil photo. C’est avec une grande patience que la photographe réalise ses clichés, en partie à cause de la pause très longue que la technique photographique choisie lui impose – grand format, argentique et lumière naturelle.
À Marseille et en Afrique, Marie Bovo a photographié des scènes de lieux de la vie quotidienne : des cours d’immeuble, des balcons et des chemins de fer. Ses photos nous offrent des perspectives surprenantes qui nous jouent des tours. Ce cliché a-t-il été pris d’en bas ou d’en haut ? À vous de le découvrir ! Vu en contre-plongée, du linge suspendu à un fil nous apparaît distordu, tel le crâne anamorphique dissimulé par Hans Holbein dans son célèbre tableau Les Ambassadeurs.
Une autre cour, photographiée avec le même angle, se confond avec le couloir d’un imposant bâtiment industriel décrépi. Malgré l’effet saisissant de certains clichés, c’est bien une impression de tranquillité qui se dégage de l’œuvre discrète de Marie Bovo, témoignage original de l’intimité des habitants du pourtour méditerranéen.
Marie Bovo’s pictures reveal the surprising and intimate world behind each building and courtyard, between late day and early evening.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
GRILLES DU JARDIN DU Luxembourg jusqu'au 19 juillet
Les icebergs se fissurent. Les déserts avancent. Les rivières changent de lit. Ce que photographie Thibault Gerbaldi, c’est le mouvement, l’impermanence, la transformation. Du Groenland à la Namibie, de l’Islande à la Mongolie, ses images mettent en regard deux forces : celle des paysages, immenses, en mutation constante, et celle des êtres humains, minuscules à l’échelle géologique, mais étonnamment résistants.
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