* Exposition Carte blanche à Ru Xiao Fan au Musée Guimet
Musée national des arts asiatiques – Guimet Du 8 juillet au 21 septembre 2020
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À mi-chemin entre l’Asie et l’Occident, l’artiste Ru Xiao Fan – né en Chine, où il a fait ses études, mais installé en France – développe un langage pictural singulier où le Pop Art côtoie des techniques traditionnelles chinoises, comme la laque et la porcelaine. Le musée Guimet lui ouvre ses portes et lui donne « carte blanche.» pour présenter son univers coloré, pop et un brin surréaliste. Aussi à l’aise avec la peinture qu’avec la sculpture, Ru Xiao Fan déploie son imagination en deux comme en trois dimensions. Les fleurs occupent une place majeure dans sa production. L’artiste s’amuse à créer des personnages hybrides à tête florale, synthétisant ainsi avec poésie et humour la nature et l’humanité – deux ordres structurant la pensée chinoise. L’œuvre majeure de cette carte blanche, L’Ode du cheminement, impressionne par sa monumentalité. Il s’agit d’une installation composée de 72 sculptures en porcelaine de Jingdezhen, céramique Song et verre, disposées en éventail. Placés sur des boules de cristal, telles des gouttes d’eau ou des nuages, les personnages semblent flotter. Une installation qui invite à la méditation.
LE SAVIEZ-VOUS ?
C’est à Marco Polo que l’on doit le mot de « porcelaine », porcelanna en italien, d’après le nom d’un coquillage blanc nacré et translucide qui aurait la forme d’une vulve de truie.
- The Chinese artist Ru Xiao Fan presents his sculptural and pictural works at the Musée Guimet, including an impressive installation of 72 sculptures !
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Institut du Monde Arabe Du 18 mars au 31 juillet 2022
Découvrez Algérie mon Amour, la nouvelle exposition de l'Institut du monde arabe qui réunit les univers de dix-huit artistes algériens de cœur, de naissance ou d’adoption, autour de leur attachement à ce pays.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
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