Au détour d’une rue, une vision stupéfiante nous interpelle : une dégringolade de livres qui semblent chuter d’une fenêtre. Crise de nerf due au confinement ? Loin de là. C’est le résultat d’une réflexion de l’artiste espagnole Alicia Martin, qui place le livre au cœur de son travail artistique.
Ses installations, qu’elle appelle « Biografias », mettent en scène des centaines d’ouvrages détournés de leur utilisation première, fixés dans d’étranges formes graciles grâce à une armature métallique. Une élégante manière d’attirer le regard sur ce qui est, selon l’artiste, un symbole d’universalité et de culture – sur ce qui est au centre de l’Humain.
Pas étonnant, donc, qu’on voit des livres s’échapper des fenêtre aux quatre coins du monde : on les voit notamment s’écouler hors du Centre Librerias Gandhi à Mexico, de l'Art Dk de Copenhague, ou encore du Novel Museum de Cartagena – en passant par le Centre culturel d’Espagne à Montevideo, le Kulturhauptstadt Europeas à Linz ou encore le Kuntsi Museum of Modern Art de Vaasa.
Les livres sont mêlés, embrassés comme une invitation au brassage culturel par-delà les frontières. C’est un message de tolérance et de curiosité qui nous pousse à dépasser notre relativisme culturel pour aller à la rencontre de cet autre, si différent et pourtant si proche.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
À première vue, les tableaux de Danielle Orchard semblent presque simples : des femmes allongées, qui lisent, fument, se baignent ou dérivent dans une rêverie silencieuse. Des corps paisibles dans des intérieurs feutrés. Pourtant, sous cette quiétude apparente, quelque chose travaille la surface. La galerie Perrotin présente de nouvelles peintures qui approfondissent la recherche de l’artiste autour de la figure féminine et de l’histoire moderne de la peinture.
Susanna Inglada réinvente le dessin en art sculptural et politique : silhouettes fragmentées, papier et céramique dévoilent violence, pouvoir et résistance.
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