* Exposition Léo Spilliaert au musée d'Orsay

Musée d'Orsay
Du 13 octobre 2020 au 10 janvier 2021

 

7

On le surnomme le maître d’Ostende.

Léon Spilliaert est considéré comme l’un des plus grands peintres belges aux côtés de René Magritte ou Paul Delvaux. Pourtant, son nom nous est encore méconnu. Le musée d’Orsay lève le voile sur cet artiste de l’ombre dans une exposition introspective, conçue comme une ode au clair-obscur. Ses silhouettes fantomatiques et angoissantes, ses figures solitaires aux yeux hallucinés se font l’écho profond et fiévreux des tableaux de Munch.

La forte charge émotionnelle de ses tableaux, l’intériorité écorchée de ses personnages plongés dans une atmosphère insaisissable placent l’artiste au sommet du symbolisme. Ses jeux de contrastes et ses couleurs délavées au lavis évoquent les estampes japonaises. C’est ce mélange indiscipliné des styles qui fait de l’artiste l’un des peintres modernes les plus intéressants de son époque. Peut-être parce que Spilliaert est un autodidacte davantage inspiré par la littérature que par l’Histoire de l’art, passionné depuis l’enfance par les écrits tourmentés d’Edgar Allan Poe, Friedrich Nietzsche ou François-René de Chateaubriand.

L’exposition se concentre sur ses œuvres de jeunesse (1900-1919), sans doute les plus radicales, dépeignant la nuit intérieure qui hante les âmes esseulées, rongées par l’ennui. Parmi ces figures, celle du peintre, plongé dans la pénombre d’autoportraits oppressants dont émane une profonde mélancolie. Marines crépusculaires, villes désertes englouties par les ténèbres, ciels nuageux et menaçants, silhouettes silencieuses vêtues de noir… Nous plongeons dans les rêveries nocturnes de ce dessinateur prodige, des œuvres mystiques où dominent l’encre de Chine et le lavis. Essentiellement présentées sur papier – matériau frêle et éphémère qui semble refléter les questionnements du peintre sur le monde qui l’entoure – ses œuvres sillonnent l’inconscient au moment même où les sciences humaines explorent la compréhension de la psyché. Un voyage intérieur fascinant.


Vous aimerez aussi…

Les casques de Daft Punk
  • Photo
  • Gratuit

Daft Punk : Around the World, une expo de photos inédites à Paris

58 RUE VOLTA, PARIS 3E
Pré-ouverture du 23 au 24 octobre 2026

Cinq ans après la séparation du duo, Around the World réunit une soixantaine de photographies rares ou inédites de Daft Punk, et s'offre une pré-ouverture gratuite de vingt-quatre heures non-stop dans le Marais.

Miles Aldridge, Doors #1 : une femme blonde aux roses sur le seuil d'une chambre d'hôtel numéro 10
  • Photo
  • Gratuit

Miles Aldridge au Park Hyatt Vendôme : l'expo est gratuite, le portrait de star en bonus

PARK HYATT PARIS-VENDÔME
Du 19 octobre au 1er décembre 2026

Pendant Art Basel Paris, la star de la photo de mode Miles Aldridge accroche gratuitement ses héroïnes Technicolor dans un cinq-étoiles à deux pas de la place Vendôme, la plupart jamais vues en France. Le bonus : pour 450 €, il vous tire le portrait au Polaroid dans la Suite Impériale.

1. Cité de l'architecture, Scénographie 2027 GSMo Studio (5).t
  • Actu
  • Contemporain

La Cité de l’architecture fête ses 20 ans : une nouvelle ère pour tous

Cité de l'Architecture et du Patrimoine

2027 marque un tournant historique pour la Cité de l’architecture et du patrimoine. En célébrant ses deux décennies d’existence, l’institution ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur :…

Kennedy Yanko in the studio with AUF. Photo by Joshua Geyer, 2025. Courtesy of the Artist
  • Contemporain

Exposition Kennedy Yanko et Ma Kelu à la Cité de l'architecture

CITÉ DE L'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE
Du 16 octobre 2026 au 3 janvier 2027

Les sculptures de Kennedy Yanko et les toiles de Ma Kelu se glissent parmi les moulages et les fresques de la Cité de l'architecture : un face-à-face entre art contemporain et patrimoine, le temps d'une saison.