Si l’on pense naturellement au musée d’Orsay pour découvrir l’art impressionniste, si l’on cite le Louvre comme temple de l’art ancien, si le Centre Pompidou s’affiche en fier fleuron de l’art contemporain, qui peut aujourd’hui citer facilement un haut-lieu du street-art ? Ce musée existe pourtant, mais tout comme la discipline qu’il représente, il ne peut s’enfermer entre les murs d’une institution traditionnelle. Il lui faut de l’espace pour déployer ses œuvres monumentales, il faut accepter de sortir du cadre, de penser autrement, il ne faut pas un musée mais une ville. Bienvenue dans le haut-lieu du streetart mondial. Un concept résolument nouveau qui convie les artistes du monde entier à venir laisser leur empreinte dans un espace qui s’étend sur 10 hectares de terrain et plus de 7000 m2 de bâtiments. Rien d’éphémère ici, les œuvres s’installent sur la durée, toujours plus nombreuses, réunissant aujourd’hui plus de 300 artistes de 60 nationalités différentes. Des artistes sélectionnés avec une immense rigueur sur la base d’une ligne artistique prônant l’équilibre, la qualité graphique et l’esthétisme des compositions, l’excellence artistique en somme. On y découvre une centaine de fresques murales extérieures en perpétuelle évolution, 5 espaces d’exposition, un hôtel en guise de showroom unique au monde, et des ateliers permettant de rencontrer les artistes et qui sait, d’acquérir l’une de leurs œuvres.
STREET ART CITY Beguin 5, 03320 LURCY-LEVIS
Jusqu'au 1er novembre
Tarif visite guidée: 20 € - TR : 10 €
Réservation : 06 44 95 59 86
Dix ans déjà que Bordeaux possède son vaisseau de verre et de lumière posé sur les quais. Dix ans que la Cité du Vin célèbre le monde dans un verre, les terroirs dans un récit, les saisons dans une…
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.
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