Paris étrange et familier dans l'exposition Albert Kahn à la Cité de l'architecture
Cité de l'Architecture et du Patrimoine Du 19 mai au 5 juillet 2021
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Banquier mécène et philanthrope, Albert Kahn entreprend en 1909 ce qui deviendra le projet d’une vie : les Archives de la Planète, la plus importante collection d’autochromes au monde. Ce fonds, constitué des premières photographies en couleurs – dernière invention en date des frères Lumière – et de films en noir et blanc, a été constitué par une douzaine d’opérateurs. Envoyés par le collectionneur pour sillonner le monde, ils en immortalisent les cultures à l’aube des bouleversements inéluctables qu’annonce le XXe siècle. Pendant près de trente ans, les photographes et cinématographes dépêchés par Albert Kahn arpentent également les rues de Paris, nous laissant un héritage inédit et bien gardé de près de 5000 autochromes et 90 000 mètres de film. Ces archives exploitent la dualité opposant persistances et mutations : l’Opéra Garnier, la place de la Sorbonne, Montmartre ou le Boulevard Haussmann semblent au promeneur aussi étranges que familiers. Des rues fourmillantes de la capitale ne subsistent dans ces clichés vieillis qu’une trace de vie éphémère et parfois absente. Les silhouettes fantomatiques des fiacres et des passants dotent ces images du passé d’une aura poétique et atemporelle. Paris sera toujours Paris.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Recréer l’énergie d’un moment où l’objet domestique et l’image Pop ont cessé de s’ignorer : telle est l’ambition de cette exposition audacieuse. En février 1966, à Milan, Sottsass expose les Mobili Fly. Des meubles verticaux, géométriques, saturés de couleur, qui ne cherchent plus à servir mais à affirmer. Au même moment, Warhol élève les produits de consommation au rang d’icônes.
Il y a chez Shirley Jaffe une manière unique de faire vibrer la surface. Des formes nettes, tranchées, presque découpées, qui semblent flotter dans un espace blanc devenu champ actif. La Galerie Nathalie Obadia rend hommage à l’artiste américaine dix ans après sa disparition à travers douze peintures couvrant plus de cinquante ans de création.
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