"Pensieri e linfa", l'exposition végétale de Giuseppe Penone à la BNF
Bibliothèque Nationale de France Du 12 octobre 2021 au 23 janvier 2022
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Pensieri e linfa (Sève et Pensée). Voici la délicate invitation du sculpteur italien Giuseppe Penone, qui à travers une nouvelle installation, nous incite une fois de plus à réfléchir aux forces de la nature et au temps qui passe. L’artiste propose ici une œuvre monumentale, conçue à partir de l’empreinte d’un arbre – support essentiel de sa création – autour duquel se déploie un texte manuscrit, partiellement traduit en français par le dramaturge et poète Jean-Christophe Bailly. Les lignes courent sur la fine toile de lin portant l’empreinte d’un acacia de 30m de long. L’installation, semblable à un livre ouvert, résume en partie l’œuvre singulière du sculpteur, qui avec force et poésie, interroge sans cesse notre rapport à notre environnement, au cycle de la nature et à la mémoire. Chez Penone, la nature humaine s’accouple au règne végétal, jusqu’à la métamorphose épidermique de l’une dans l’autre. La peau et l’écorce ne font plus qu’un. Cette carte blanche sensorielle, la première à Paris depuis 2013, s’accompagne d’autres œuvres de l’artiste, dessins, photographies ainsi qu’une exceptionnelle série de 18 gravures.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».
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