"Pensieri e linfa", l'exposition végétale de Giuseppe Penone à la BNF
Bibliothèque Nationale de France Du 12 octobre 2021 au 23 janvier 2022
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Pensieri e linfa (Sève et Pensée). Voici la délicate invitation du sculpteur italien Giuseppe Penone, qui à travers une nouvelle installation, nous incite une fois de plus à réfléchir aux forces de la nature et au temps qui passe. L’artiste propose ici une œuvre monumentale, conçue à partir de l’empreinte d’un arbre – support essentiel de sa création – autour duquel se déploie un texte manuscrit, partiellement traduit en français par le dramaturge et poète Jean-Christophe Bailly. Les lignes courent sur la fine toile de lin portant l’empreinte d’un acacia de 30m de long. L’installation, semblable à un livre ouvert, résume en partie l’œuvre singulière du sculpteur, qui avec force et poésie, interroge sans cesse notre rapport à notre environnement, au cycle de la nature et à la mémoire. Chez Penone, la nature humaine s’accouple au règne végétal, jusqu’à la métamorphose épidermique de l’une dans l’autre. La peau et l’écorce ne font plus qu’un. Cette carte blanche sensorielle, la première à Paris depuis 2013, s’accompagne d’autres œuvres de l’artiste, dessins, photographies ainsi qu’une exceptionnelle série de 18 gravures.
Du 15 janvier au 21 mars 2026 Galerie David Zwirner
Il suffit parfois de deux formes presque jumelles pour faire basculer une certitude. L’exposition que David Zwirner consacre à Josef Albers orchestre précisément ce trouble : un jeu d’échos, de glissements infimes, d’écarts millimétrés qui redéfinissent notre manière d’appréhender la couleur.
L’abstraction peut tonner, s’imposer, envahir l’espace. Emily Mason a choisi l’exact inverse. L’exposition qu’Almine Rech consacre à cette figure majeure de la scène américaine révèle une peinture débarrassée du vacarme héroïque des années 1950, une œuvre qui avance par lumière plutôt que par emphase.
Du 27 janvier au 5 avril 2026 BnF - Site François Mitterrand
C’est une histoire d’amour qui n’a jamais pris fin. Celle d’une femme vêtue de noir, silhouette longiligne, regard de braise et voix de velours, qui chantait la fragilité comme on respire. Près de trente ans après sa disparition, Barbara revient sur scène – ou presque.
Il peint comme on respire : avec méthode et mystère. À 87 ans, Léon Wuidar entre enfin dans la lumière parisienne avec une première exposition personnelle chez White Cube. Couleurs franches, géométries tranquilles, aplats vibrants – ses toiles minimalistes racontent cinquante ans de rigueur et de silence.
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