L'exposition transhumaniste "Aux frontières de l'Humain" au Musée de l'Homme

Musée de l'Homme
Du 13 octobre 2021 au 30 mai 2022

 

24

« Je suis un animal d’exception, je suis un champion, je suis un cyborg, je suis un mutant, je suis immortel » : telles sont les thématiques qui régissent cette exposition aux confins de l’Humanité, élaborée en marge d’un comité réunissant les plus grands scientifiques du moment. Comme en retour de plongée sous-marine, cette aventure nous propose un parcours tout en paliers, chacun marqué par l’affranchissement d’une limite naturelle jusqu’à la promesse vertigineuse de l’immortalité – en toile de fond, une question : quand l’Homme cessera-t-il de l’être ? Seules des rencontres du troisième type pouvaient apporter des pistes inédites de réflexion, à l’image de ces sculptures monstrueuses dites « biotechnologiques » dialoguant avec des spécimens naturalisés d’animaux menacés d’extinction, ou encore ces prothèses ultraperfectionnées de grands sportifs mises aux côtés de trophées de guerre issus de différents peuples… Le tout sous le regard médusé de la marionnette des Guignols de Zinedine Zidane ! La muséographie conjugue parfaitement sa grande variété de dispositifs, entremêlant les nouvelles technologies avec l’art contemporain, deux versants de l’humanité aux ambitions infinies. Quant aux trésors de la collection du musée, abandonnés à cet univers surhumain, ils trouvent un écho bien particulier, provoquant avec humour et étonnement des déclics sur la vision que nous portons au monde d’après.

 

18


Vous aimerez aussi…

Capture d’écran 2026-03-04 105351
  • Gratuit
  • Incontournable

Exposition Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne, à la Fondation Groupe EDF

FONDATION GROUPE EDF
Jusqu’au 27 septembre 2026

Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.

GUITARE PIED, JACQUES AVERNA, ADAGP Paris 2026
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition une assemblée des gestes (épisode 1) de Christian Rizzo et Anne-Laure Lestage aux Magasins Généraux

MAGASINS GÉNÉRAUX
Du 3 avril au 24 mai 2026

Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.

Larry Poons, Untitled (025C-5), 2025 © Larry Poons, Courtesy of the Artist and Almine Rech, Photo - Dan Bradica
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition de Larry Poons, L’indocile abstraction, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.

Ha Chong-Hyun, Conjunction 24-82, 2024 © Ha Chong-Hyun, Courtesy of the Artist and Almine Rech
  • Gratuit
  • Découverte

Exposition Masters of Dansaekhwa, Former le monochrome, à la Galerie Almine Rech

GALERIE ALMINE RECH
Jusqu’au 23 mai 2026

À la fin des années 1960, en Corée, un groupe d’artistes choisit le retrait. Pas le silence passif, mais une résistance par la répétition, par la matière, par le geste. On appellera plus tard ce mouvement Dansaekhwa – littéralement « peinture monochrome ».