La Biennale d'Issy 2021 : Figurer le Cosmos, s'expose au Musée Français de la Carte à Jouer

Musée Français de la Carte à Jouer
Du 15 septembre au 7 novembre 2021

Nous avons visité pour vous l'exposition, en voici quelques clichés : 

 

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« Les Hommes s’approcheront toujours plus de l’univers, sans jamais l’atteindre ». S’inspirant directement de cette citation de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan, la Biennale d’Issy s’envole cette année vers l’infini et l’au-delà : 43 artistes, réunis autour du thème sibyllin « Chimères artistiques » partent à la conquête du cosmos au travers de créations aussi énigmatiques que visionnaires. Nourris par les représentations mythologiques de ces créatures hybrides et fantastiques, les peintres, sculpteurs, photographes et vidéastes sélectionnés par la Biennale explorent à leur tour la profondeur des abysses, l’immensité stellaire ou l’opacité d’un cosmos intérieur. Des œuvres chimériques, visions réelles ou fantasmées de la nature humaine en proie aux forces surnaturelles et divines, disséminées dans toute la ville d’Issy-les-Moulineaux. Cette balade enchanteresse se poursuit en effet avec les meubles peints du maître de la figuration libre Robert Combas, exposés dans la vitrine de l’École de Formation des Barreaux, et se termine en beauté avec l’installation grandiose du duo Parhélie – une sculpture en verre perchée sur un piédestal de 4m de haut, sur laquelle des images numériques sont projetées.

Focus sur...

Pancho Quilici, entre ciel et terre

 

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L’artiste franco-vénézuélien dévoile ici une partie de son cosmos imaginaire, un monde céleste inhabité, traversé par un maillage géométrique. Influencé par l’œuvre de Jean Tinguely, le peintre s’est longtemps consacré à la sculpture avant de s’abandonner aux dessins tridimensionnels, cartographiant l’invisible, étrange et sublime.

Fabien Verschaere, beautés funèbres

 

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Passionné par l’œuvre de Deleuze, l’artiste plasticien signe une œuvre fantastique, peuplée de créatures hybrides, monstres et chimères colorés. Un monde terrifiant et onirique, situé quelque part entre le rêve et le cauchemar, reflet de son univers intérieur agité. Fabien Verschaere dévoile ici sa propre mythologie, tiraillée entre le beau et le répulsif, entre la vie et la mort.

Renaud Auguste-Dormeuil, poussière d'étoile

 

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Pour sa série photographique « Le Tourbillon de la vie », l’artiste français détourne des photos de familles disparues, ne laissant transparaître que de simples silhouettes noires parées d’étoiles. Renaud Auguste-Dormeuil souligne ici l’absence de ces corps invisibles, dont la mémoire s’efface peu à peu…

 

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Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.