Yves Laloy, feux d'artifice de peintures à la Galerie Perrotin
Galerie Perrotin Du 8 janvier au 12 mars 2022
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Vous le connaissez peut-être pour son tableau Les petits pois sont verts… Les petits poissons rouges… qui avait servi à André Breton pour la couverture de son livre Le Surréalisme et la peinture. Yves Laloy se présente ici dans une exposition bigarrée et surprenante qui lui ressemble. Né à Rennes, il quittera sa ville natale après avoir adressé une lettre d’insulte au préfet. Il traversera l’Afrique du Nord à vélo jusqu’en Égypte, où il sera jeté en prison. Il embarquera comme marin à bord d’un bateau direction Terre Neuve. Une existence mouvementée et loin d’être ordinaire, à l’image de sa peinture. L’artiste, architecte de formation, a produit tout au long de sa carrière une œuvre aux formes géométriques et colorées. Des tableaux clairs, propres, dont les motifs semblent parfaitement rangés. Des nombreux détails et de la complexité des constructions se dégage une étonnante impression de simplicité et de lisibilité de l’œuvre. Libre à vous, devant les peintures, d’imaginer un animal, un objet, un voyage. Ne manquez pas de vous arrêter devant son Homme-âge à Breton, tel un feu d’artifice, enfantin, joyeux et féerique.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
Avant Warhol, avant la société du spectacle, Kees van Dongen savait déjà tout. La couleur comme arme. Le portrait comme scène. La peinture comme attitude.
Entrez dans l’atelier. Pas celui du peintre, ni celui du sculpteur. Celui de l’art en train de se faire. Dès l’entrée, une guitare électrique donne le ton. Dessinée par le designer et musicien Jacques Averna, elle a l’air ludique, presque légère. Elle est tout l’inverse. Sa forme entrave le jeu, déplace la posture, oblige le musicien à négocier avec l’objet.
À presque 90 ans, Larry Poons peint toujours comme on plonge. Sans filet. Figure majeure de l’abstraction américaine, révélé dans les années 1960 aux côtés de Frank Stella et exposé très tôt au MoMA, Poons n’a jamais cessé de se défaire de ce qui l’avait rendu célèbre.
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