Mehmet Ali Uysal nous emmène sous les mers avec sa carte blanche gratuite au Bon Marché Rive Gauche
Bon Marché Rive Gauche Du 8 janvier au 20 février 2022
16
Après Prune Nourry ou encore Chiaru Shiota le Bon Marché Rive Gauche présente gratuitement Mehmet Ali Uysal ! L'artiste nous emmène sous les mers avec sa carte blanche intitulée SU, une installation vertigineuse.
Levez la tête. Non vous ne rêvez pas, vous voilà dominés par d’imposants icebergs suspendus aux verrières centrales du Bon Marché. Pour la 7e année consécutive, le grand magasin parisien, temple du luxe et du prêt-à-porter, confie une carte blanche exceptionnelle à un artiste reconnu internationalement. Après avoir convié l’indocile Ai Weiwei, la troublante Chiharu Shiota ou la combative Prune Nourry, le magasin s’apprête aujourd’hui à accueillir une pièce du sculpteur turc Mehmet Ali Uysal, dont les œuvres monumentales mettent régulièrement à mal nos perceptions. Cette vertigineuse installation, baptiséeSu– eau dans sa langue natale – ne déroge pas à la règle. En pleine urgence climatique, ses cathédrales de glace à la puissance évocatrice évidente apparaissent hélas comme un ultime message d’alerte.
M et T sont des marques de la RATP. Sous réserve de disponibilité, les logotypes de la RATP sont téléchargeables et exploitables gratuitement à partir du site data.ratp.fr dans les conditions visées au sein de celui-ci.
Vous êtes observés. Pas par une caméra de surveillance. Par une œuvre qui vous répond. Ici, le trouble règne en maître. Certaines œuvres donnent la parole à des intelligences artificielles qui s’adressent à nous avec une étrange familiarité. D’autres transforment des images intimes en données exploitables, des récits personnels en protocoles. Le malaise ne vient pas d’un discours, mais d’une reconnaissance immédiate : ces situations, on les connaît.
LAFAYETTE ANTICIPATIONS Du 1er avril au 19 juillet 2026
Qui va sauver le monde ? Certainement pas Ladji Diaby. Et surtout pas de la manière attendue. Ici, l’artiste ne brandit ni slogan écologique ni prophétie politique. Il arrive après la tempête. Quand le décor est déjà fissuré, quand les récits rassurants ont cessé de fonctionner. Son installation ressemble à un après-coup : un monde fait de restes, de fragments, d’objets chargés de vies antérieures. Rien n’est neuf. Tout a déjà servi. Et c’est précisément là que quelque chose recommence. Diaby travaille avec ce qu’il trouve, au sens littéral. Des objets issus de sa maison familiale à Ivry-sur-Seine, des fragments abandonnés, des traces de pop culture, des reliques de rituels, des éléments intimes déplacés d’une vie à l’autre.